Malpertuis de Jean Ray

Malpertuis (1943) de Jean Ray…

Avant, le terme Malpertuis sonnait familièrement à mon oreille sans savoir pourquoi. Ce mot intrigue et donc reste dans la tête avec une sombre pesanteur. Puis l’émission Mauvais Genres, une fois n’est pas coutume, a éclairé ma culture littéraire déficiente. L’enthousiasme de l’inévitable François Angelier à l’égard de ce roman de Jean Ray a piqué ma curiosité.

Et me voilà plongé dans ce roman fantastique de 1943. Ça se forme avec une histoire découpée entre plusieurs narrateurs. Cela permet une tension plus palpable car on reste dans l’incertitude quant à ce qui peut arriver aux protagonistes. D’abord introductif, le récit devient vite trouble et inquiétant, teinté de cette horreur des bruits dans les combles et des spectres qui éteignent les lumières. On bascule dans le doute de ce qui relève du réel ou de l’halluciné.

Pourtant, Jean Ray dissimule des clés de compréhension à Malpertuis et montre une grande finesse à distiller les éléments.

Malpertuis est un roman riche qui ne se laisse pas saisir facilement mais qui donne des sensations fortes. Jean Ray force mon admiration quant à la maîtrise et au sens qu’il applique à ce roman. Je lirai probablement d’autres romans de cet auteur.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD

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