
RIP (2018-2023) de Gaëtan Petit (scénario) et Julien Monier (dessins)…
Le résumé de l’éditeur: Des gens meurent parfois dans l’indifférence générale.
Ces gens qui n’ont pas de famille, pas d’entourage, pas d’ami. Ils vont parfois rester longtemps chez eux avant qu’on ne les découvre. Heureusement la société qui emploie Derrick et ses collègues est chargée de faire le ménage avant que toute la famille ne défile. Ce qu’ils découvrent n’est pas toujours beau à voir.
Dès la sortie du tome 1, en 2018, j’ai accroché à cette couverture et je l’ai gardé dans le fond de ma mémoire. Il a fallu toutes ces années pour que la série se termine en 6 tomes et que je puisse enfin lire RIP de Gaet’s et Monier.

RIP, c’est du vrai polar, façon années 70, entre arnaques, truandages et magouilles.Pas de gentil mais pas forcément de méchants, juste des gens que la vie n’aide pas. Cette entreprise de nettoyage un peu spéciale, très en marge de la légalité, abrite toute une faune d’employés aux passés pas très clairs.
Et quand l’un d’eux prend plus que ce qu’on lui donne, les rouages se grippent. Question scénario, l’écriture de Gaet’s est très audacieuse. 6 tomes pour 6 personnages et autant de versions d’une même histoire. C’est très fort, très dur à tenir et à rendre intéressant jusqu’au bout. Avec cette structure, je m’attendais cependant à une fin plus spectaculaire en terme de surprises, mais finalement, ça n’aurait pas coller avec l’univers polar de RIP.
Côté dessin, c’est très bon. Les personnages ont de vraies gueules comme j’aime, très expressives. On peut sentir la crasse dans laquelle ils évoluent à chaque case. Julien Monier est généreux et chaque planche transpire de ce malaise des gens à la marge qui n’hésitent pas à mettre les mains dans la merde.
Je recommande RIP.

