
Butterfly Beast (2010-2012) de Yuka Nagate…
Le résumé de l’éditeur : 1635, début de l’ère d’Edo. Le Japon savoure une paix fragile, après une longue période de guerres féodales, mais dans l’ombre des guerriers laissés pour compte sévissent encore. Dans le quartier des plaisirs de la capitale, Ochô est une kunoichi, courtisane de haut rang le jour, assassin la nuit. Sa mission : traquer sans relâche ses anciens frères d’armes dévoyés.
J’aime beaucoup les mangas qui prennent l’Histoire comme base et tissent de l’intime dans le passé. Dans Butterfly Beast I et II, Yuka Nagate fait exactement ça.

En période de paix, les tueurs n’ont plus leur place. Et la charge d’éradiquer ces nouveaux pestiférés revient à d’anciens frères d’armes. L’histoire intime se mêle aux ordres. La mission avant tout. Les états d’âme en balance. Yuka Nagate tisse une toile de personnages dont les passés se confrontent aux impératifs présents.
Je me suis laissé embarquer dans ce monde brut dont la noblesse se juge à la pointe du sabre et où l’honneur baigne dans le sang. L’équilibre est trouvé entre les hésitations, les sacrifices, les sentiments qui animent ces armes vivantes.
Côté dessin, j’ai aimé ce style précis dans le cadrage, généreux dans les cases, avec un trait rude et âpre qui s’ajuste à l’époque racontée. C’est un peu plus propre de L’Habitant de l’infini et dans la même vaine que Vagabond qui se déroulent également dans une période historique.

