
Katanga intégrale (2023) de Fabien Nury (scénario) et Sylvain Vallée (dessins)…
Le résumé de l’éditeur: Voici enfin le thriller politique africain à succès de Nury et Vallée réuni en intégrale.
En 1960, après quatre-vingts ans passés sous la domination coloniale belge, le Congo proclame son indépendance ; moins de deux semaines après, la riche province minière du Katanga fait sécession. Le Congo et le Katanga entrent immédiatement en guerre ; au coeur du conflit : la possession des territoires miniers. De nombreux massacres et exodes de civils s’ensuivent. L’ONU impose alors sa médiation et l’envoi de Casques bleus sur place… Dans le même temps, une horde d’ignobles mercenaires est recrutée pour aller libérer les exploitations minières occupées… Et un domestique noir, Charlie, tord le cou au destin en mettant la main sur un trésor inestimable : 30 millions de dollars de diamants… ce qui fait de lui le Noir le plus recherché du Katanga. Un thriller politique sans concession.

Intrigué par la brutalité de la couverture de cette intégrale, j’ai feuilleté Katanga et j’ai tout de suite été séduit par le style franco-belge du dessinateur. Les gueules des personnages sont de vraies caricatures et je ne dis pas ça de façon péjorative.
Sur une base historique, Fabien Nury concocte une intrigue politico-tribale sur fond de course aux diamants. Une myriade de personnages, tous plus sauvages que les « sauvages », quoique, se démènent pour tirer partie de la situation. Et personne n’est à son avantage. La morale est portée disparue. Katanga est très violent.
Les dessins de Sylvain Vallée sont trompeurs car avec la caricatures des visages, les couleurs généreuses on a tendance à se détendre mais l’horreur nous saisit brutalement au tournant. L’histoire est violente et ni le dessinateur, ni le scénariste n’élude l’ignominie propres aux bouleversements politiques africains, d’autant quand l’or ou le pouvoir sont des enjeux à portée de mains.
Bref, j’ai aimé Katanga.


