L’homme nu de Dan Simmons

L’homme nu (1992) de Dan Simmons, traduit par Monique Debailly…

Le résumé de l’éditeur: Jeremy Bremen, mathématicien de génie, perd sa femme Gail, télépathe comme lui, des suites d’un cancer, et son monde s’effondre. Car en plus du deuil impossible, sans l’aide de Gail, il ne parvient désormais plus à ériger le bouclier mental qui le protégeait de la « neuro-rumeur » du monde, le flot ininterrompu des pensées et émotions de ceux qui l’entourent. Fou de douleur, totalement vulnérable, Bremen entame une longue descente aux Enfers dans une Amérique de cauchemar.

Dan Simmons, valeur sûre de mes références, me fait toujours l’effet d’aller en territoire nouveau. C’est le cas avec L’homme nu. Rien à voir avec Ilium/Olympos, ou Hypérion/Endymion, pas plus avec Drood ou L’échiquier du mal. L’univers fantastique de L’homme nu, au début m’a fait penser à un des premiers Stephen King que j’ai lu, Dead Zone, puis l’histoire de Dan Simmons a pris toute la place.

L’homme nu est avant tout une histoire d’amour et quelle histoire d’amour ! Les sens des protagonistes décuplés par des capacités extra naturelles permet une osmose parfaite. Beau et tragique, Dan Simmons nous raconte l’avant, tissé de mathématique à peu près incompréhensible et l’après, l’errance d’un homme seul.

J’ai été embarqué par cet amour hors norme. Même les exagérations, et il y en a, sont passées, au service de L’homme nu. La télépathie mise à l’honneur dans cet amour grandiose est tout aussi vertigineux que l’errance qui suis son absence. En filigranes, Dan Simmons dénonce les faux semblants, mais ça, avec une thème comme celui-ci, ne peut pas surprendre.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui ajoute une pierre de plus à la passion que je voue à Dan Simmons.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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