Je suis un ange perdu de Jordi Lafebre

Je suis un ange perdu (2025) de Jordi Lafebre…

Le résumé de l’éditeur: Lunettes noires, cigarette aux lèvres, fourrure sur mini-jupe, la psychiatre déjantée Eva Rojas est de retour ! Dix-huit mois après les épisodes relatés dans Je suis leur silence, elle surplombe depuis une grue deux jambes qui dépassent d’une chape de béton, ce qui n’augure rien de bon. L’inspectrice Merkel et son adjoint Garcia vont devoir l’interroger en tant que seul témoin oculaire. Mais rien ne se passe simplement, avec Eva : elle accepte de répondre, mais seulement en présence de son… psychiatre ! Et de raconter alors dans le détail à la police, mais également au docteur Llull, les sept jours qui ont précédé.
Un de ses patients, João, 19 ans, star montante du foot, a disparu. Son club la tient pour responsable et exige qu’elle le retrouve dans les six jours. Pour le meilleur et pour le pire, Eva peut compter sur les « voix » qui l’accompagnent, celles de ses aïeules, décédées depuis longtemps et pourtant bien présentes ! Et plus présentes encore lorsqu’Eva rend visite à sa mère en hôpital psychiatrique, ou lorsqu’elle approche d’un peu trop près des néonazis…

Tombé amoureux de son style depuis la magnifique Bd Malgré tout, j’essaye de ne pas rater ses nouvelles sorties et la dernière en date, c’est une nouvelle enquête d’Eva Rojas dont on avait fait la connaissance dans Je suis leur silence.

Je suis un ange perdu, c’est une nouvelle fois toute la folie douce de cette protagoniste très haute en couleur que j’adore. Le fil conducteur de la psychanalyse avec Eva qui en connait tous les ressorts donne de savoureux dialogues et postures. L’enquête n’est pas des plus retorses mais la richesse de l’histoire vient d’ailleurs.

Et ce style, il me faut en parler car ce n’est pas une Bd qu’on lit, c’est un dessin animé qu’on suit tant les dessins de Jordi Lafebre sont mouvements. Il défie les lois de l’immobilité de la page car ses choix de mise en scène montre parfaitement l’avant et l’après de ce qu’on voit.

La couverture est un peu tristounette quand on connait le caractère dynamique, drôle et pétillant du personnage principal. Avec un dessin simplifié au plus juste, Jordi Lafebre atteint une élégance rare.

Je conseille fortement cette série !




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD

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