Tressaillir de Maria Pourchet

Tressaillir (2025) de Maria Pourchet…

Le résumé de l’éditeur: « J’ai coupé un lien avec quelque chose d’aussi étouffant que vital et je ne suis désormais plus branchée sur rien. Ni amour, ni foi, ni médecine. »
Une femme est partie. Elle a quitté la maison, défait sa vie. Elle pensait découvrir une liberté neuve mais elle éprouve, prostrée dans une chambre d’hôtel, l’élémentaire supplice de l’arrachement. Et si rompre n’était pas à sa portée ? Si la seule issue au chagrin, c’était revenir ? Car sans un homme à ses côtés, cette femme a peur. Depuis toujours sur le quivive, elle a peur.
Mais au fond, de quoi ?

Le nouveau roman de Maria Pourchet est devenu pour moi, un automatisme qui entre directement en wishlist. Un réflexe de lecture pour lequel je ne tarde pas à me lancer. En cette année 2025, c’est Tressaillir qui est sorti. Et je l’ai lu. Pourtant, un sujet comme celui-là, c’est tout ce que je fuis en littérature française.

En effet, les insatisfactions bourgeoises en terme de sentiments, souvent parisianistes, largement privilégiés m’ennuie. Je trouve beaucoup de faiblesses à l’épanchement de sentiments comme seul sujet, surtout lorsqu’ils sont bouffis d’égotisme et de mauvaise foi. Je généralise bien sûr, je sais.

Mais avec Maria Pourchet, son style mais aussi son regard en biais sur ce sujet, son sens du romanesque aussi, fait que le banal devient génial. Ses mots me parlent. Les images me parlent. Le fond un peu moins mais son style unique me suffit. J’adore.

Tressaillir est du même bois que Western. L’autrice réussit encore à conserver sa façon à elle de raconter, là ou d’autres se lissent consciemment ou inconsciemment, pour déplaire au moins grand monde.

Merci Maria Pourchet.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD

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