Les cogne-trottoirs de Bartabas

Les cogne-trottoirs (2026) de Bartabas…

Le résumé de l’éditeur : Une jeune fille muette s’enfuit de chez son oncle après y avoir mis le feu et se réfugie dans la forêt, accompagnée de son âne. Une rencontre menant à l’autre, ils échouent à Paris, dans une troupe de saltimbanques, les Baladins du Temple. De la place Saint-Eustache à Montparnasse, sous la houlette de l’Amiral, les membres de cette joyeuse tribu de marginaux donnent des spectacles de rue, font la manche, défient l’ordre bourgeois. Renommée Cascabelle, l’adolescente va recueillir leurs confidences, découvrir la liberté et partager leurs excès, leurs rêves et leurs chagrins…

Ce personnage, ce bonhomme, cet artiste, ce saltimbanque est vraiment une personnalité remarquable. Bartabas, dresseur artiste, poète est tout entier un être de spectacle et même lorsqu’il écrit, comme avec Les cogne-trottoirs, il nous raconte le cirque et les arts de la rue.

Ce roman nous plonge dans ce monde des marginaux, à une époque un peu passée mais indéfinie, auprès des gens aux caractères entiers, aux vies qui laissent des cicatrices sur la peau comme dans les coeurs. Bartabas est à son aise pour raconter le travail, les galères, le danger et les yeux ronds d’enfants émerveillés.

Sa poésie imprègne chaque phrase et son style fait confiance à la musique des mots. Si j’ai pu me dire, en lisant Les cogne-trottoirs, que l’auteur avait une forme d’idéalisation de ce monde à la marge et des personnes qui le composent, après tout, qu’en sais-je vraiment ? En tous cas, avec Bartabas, j’ai aimé être parmi eux.

On s’attache donc à ses artistes poursuivis par la vie mais guider par le feu de leur art respectif. C’est un beau roman, sensible, touchant et de caractère. Les choses sont dites, sans détour et ça fait du bien.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD

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