Moloch de Thierry Jonquet

Moloch (1998) de Thierry Jonquet…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici: Une maisonnette d’apparence banale, dressée au fond d’un terrain vague. Et toute une équipe de police hébétée, certains pleurant, d’autres hagards, la gorge nouée par le dégoût, la colère ou la honte, tous à songer à ce qu’ils avaient fait une demi-heure plus tôt avant qu’on ne les appelle, avant de traverser cette ruelle labourée par les pelleteuses, avant de s’approcher de ce pavillon et d’en franchir la porte. Avant. Car rien ne serait plus jamais pareil.

Ce n’est pas la première fois que je m’attèle à la lecture d’un Thierry Jonquet. Mygale, Les orpailleurs et Du passé, faisons table rase sont passés par là. Thierry Jonquet est gage d’efficacité et d’une certaine forme d’originalité. En un sens, Moloch est original. Un polar, un thriller, pas vraiment en fait. Un roman noir alors, très très noir.

Alors oui, il y a des flics et des magistrats qui enquêtent. Mais le polar s’arrêt là car Moloch n’est pas un roman où Thierry Jonquet est allé chercher dans les artifices du genre pour exciter le lecteur. Ce n’est donc pas un thriller car l’auteur désamorce à peu près toutes les montées en suspense.

Avec une narration qui procède par de légères avancées dans l’histoire, Thierry Jonquet défait les angoisses relativement à la traque. Pourtant l’univers que décrit Thierry Jonquet est vraiment très noir, symptômes d’une humanité mentale. et c’est peut-être pour ça que l’auteur n’en a pas rajouter artificiellement en émotion.

La richesse de Moloch vient surtout de ses personnages. Il y en a pas mal pour un roman comme celui-là, de valeurs égales. Ils sont touchants dans leur humanité sans exagération et cela donne une assise ultra-réaliste à Moloch. Un réalisme à vous glacer le sang.

Thierry Jonquet organise chaque personnage dans un ballet d’horreur où chaque chose prend sa place.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

12 comments to “Moloch de Thierry Jonquet”
    • Il reprend des personnages qu’il y a dans Les Orpailleurs.
      C’est un roman assez noir mais pas trop intense car Jonquet désamorce toute tension par ses choix narratifs.

    • Si tu les as sous la main tous les deux, autant les faire dans l’ordre mais je ne sais pas s’il y en a d’autres du coup.

  1. Bah alors qu’en voyant le nom je me disais, mouaif pas sûr d’être tentée, je me retrouve intriguée par ce que tu dis de ce roman et de l’écriture de l’auteur. Allez, c’est vendu pour un de ces jours 🙂

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