LA PETITE BOULANGERIE DU BOUT DU MONDE DE JENNY COLGAN

La Petite Boulangerie du bout du monde (2014) de Jenny Colgan…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciQuand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?
Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…

Ceux qui suivent un peu le blog peuvent se rendre compte que ce n’est pas trop mon genre de littérature. Parfois, un cadeau, le hasard fait qu’on se retrouve à lire un roman tel que La Petite Boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan. Au cinéma, ce serait une comédie romantique.

Tout ce que j’aime (ironie) Alors oui, tout ce qu’on dit est vrai. Ce roman fait du bien. C’est léger, positif, rempli de bons sentiments. Il est vrai aussi que stylistiquement, cela se lit bien (comprendre facilement). Fluide, linéaire La Petite Boulangerie du bout du monde c’est presque un roman de développement personnel. Tout ce que j’aime (ironie).

À mon goût, ce qui fait défaut dans ce genre de roman c’est le facteur de non réalisation. Un facteur pourtant très, très, très présent dans la vraie vie. De facto, le roman bascule dans le conte de fée à raconter aux enfants. Mais les contes de fées ont plus de symbolique. Si les choses qu’on attend, qu’on imagine se réalisent, à chaque fois, et qu’à la fin tout est parfait dans le meilleur des mondes possibles, alors, c’est une comédie romantique.

En littérature, c’est le genre qui me lasse rapidement. Je ne vais pas enlever à Jenny Colgan la réussite d’une peinture rurale anglo-saxonne. Ça sent les embruns. Ça sent le pain chaud. Ça sent le poisson. Une réussite! Pour le reste…

La Petite Boulangerie du bout du monde est le premier volume d’une série (3 tomes au moment ou j’écris cette chronique) dans laquelle je ne compte pas me lancer comme vous pouvez vous en douter. Il y a tant d’oeuvres et de romanciers à découvrir. Je comprends que l’on puisse aimer, voire raffoler de ce type de gourmandise littéraire sans conséquence. C’est rafraîchissant. Dans le même genre, j’avais trouvé plus original les deux romans de Graeme Simsion (Comment trouver la femme idéale et Comment devenir le père idéal).


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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