LA PEAU SUR LES OS DE STEPHEN KING

La peau sur les os (1987) de Stephen King…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici:

Maigrir, Billy Halleck ne demandait pas mieux. Ses cent dix kilos n’étaient-ils pas le seul problème de ce paisible avocat, mari et père comblé, dans sa petite ville du Connecticut ? Et puis un vieux chef gitan l’a touché du doigt en lui disant : « Maigris ! » Après avoir tué accidentellement une femme de la tribu, Billy venait quasiment d’être innocenté par ses amis les notables, juge et policier… De fait, Billy se met à maigrir de façon alarmante. Jusqu’au moment où il comprend qu’il est victime d’un maléfice, vengeance impitoyable des gens du voyage méprisés et chassés de partout dans l’Amérique des « hommes blancs de la ville ». Quelques semaines plus tard, il ne reste de lui qu’un fantôme hagard, au bord de la folie, menant un dernier combat avec son seul ami, un mafieux sicilien, pour tenter de lever le sortilège… Ce premier roman signé Bachman est un mélange détonant de terreur et d’humour noir. Une fable violente, aussi, où le conformisme bien-pensant se voit confronté à une magie ancestrale, aux forces inconnues qui habitent notre monde.

Comme un exercice de style, La peau sur les os semble une oeuvre surgit d’une idée fulgurante, celle d’un homme corpulent qui se met soudainement à perdre du poids. Et Stephen King déploie à partir de là, son imaginaire immense et son incroyable talent de conteur pour donner forme et vie cette idée.

Mais tout n’est pas parfait dans ce roman car, si on plonge rapidement dans l’ambiance paranoïaque de La peau sur les os, j’ai trouvé quelques longueurs pas forcement bienvenue et me laisse penser qu’il n’y avait pas assez de matière avec cette idée pour sortir un 350 pages. De facto, Stephen King tire sur la corde de sa narration un maximum et ça se ressent un peu.

Clairement pas son meilleur, La peau sur les os montre cependant à quel point Stephen King est un conteur hors pair quand même ses romans de second niveau sont maitrisés. Il nous offre un roman fini moins inspiré cette mais suffisamment original pour être encore au dessus du lot!

Pour ce qui est de son côté sociétal (remarqué dans Dead Zone et Shining), j’ai trouvé qu’il était ici moins en finesse, moins en subtilité, tellement caricatural et flagrant qu’on ne le voit plus tellement il est gros!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

N'ayez pas peur de commenter