DUNE 1 PARTIE 2 DE FRANK HERBERT

Dune tome 1 partie 2 de Frank Herbert par Livrepoche.fr

Dune 1 de Frank Herbert…

je me permettrais de parler de la partie 1 et 2 de Dune 1 dans cette chronique (j’ai lu la partie 1 peu avant de commencer le blog, il a plus de 2 ans).

Le résumé de l’éditeur de poche, ici:

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.

Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’histoire.

Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

S’il y a indéniablement, dans Dune, une richesse d’éléments, je n’ai pu les défaire d’une empreinte Sf des années 1970. Le roman est écrit dans les années 60. Beaucoup moins complexe que je m’y attendais, c’est plutôt une sorte de gène qui ne m’a pas quitté pendant la lecture. Et principalement pour la partie 1 (lu il y a 3 ans). Je vous rappelle que je ne lis que les livres de poche et que Dune, dans l’édition chez Pocket, est divisé en 2 parties.

Cette gène vient probablement d’une sorte de fouillis de présentation, du désir d’introduire les personnages (et il y en a), de garder du mystère, de faire naître les tensions, de l’utilisation d’un langage religieux arabisant.

Dans un élan courageux, il y a quelques jours, je me suis lancé dans la lecture de la partie 2 de Dune. Et là, j’ai découvert un autre roman.

Tout abord, la narration devient plus linéaire et plus rythmée. Les personnages sont plus clairement positionnés dans l’histoire et dans les méandres de leurs influences politiques. Le style de Frank Herbert (sa traduction par Michel Demuth) s’avère assez simple et agréable même si l’univers de Dune est un savant mélange d’intrigues politiques, de mysticisme religieux sur fond de personne Élu, d’écologie assez avant-gardiste et une bonne dose d’action. Pour moi, la plongée dans cet univers désertique a été immédiate.

Alors, c’est vrai, Dune est culte. Mais j’ai toujours une vilaine tendance à questionner ce qui fut en regard de ce qui est. Ce que je fais pour Star Wars également. Certaine lectures posent de nouvelles bases, de nouveaux repères et ce qui est culte n’est pas forcement génial, magnifique, incroyable. C’est juste culte. Et pour juger, jauger Dune, j’ai derrière moi la lecture des Game of Thrones de G.R.R. Martin et les Cantos d’Hypérion de Dan Simmons pour ne citer qu’eux. On met de côté Tolkien.

À partir de ce postulat, la saga de Dune n’a pas encore dévoilé toute sa richesse. On en est aux promesses. Les portes d’un monde colossal sont ouvertes, il reste à les explorer. Je vous dirais ce qu’il en est avec la suite, Le messie de Dune, mais je peux déjà dire qu’il ne va pas être facile de se mettre au niveau des intrigues politiques de Game of Thrones ou de la richesse fictionnelle et ultra précise des Cantos d’Hypérion.

Un point que je ne m’explique pas trop est l’absence de tension émotionnelle (en ce qui me concerne). En lisant, il ne m’a pas été donné d’être en empathie avec le héros. Je me disais qu’il ne pouvait rien lui arriver qui ne soit sa destinée. S’il meurt, c’est sa destinée, s’il continue de vivre, c’est jusqu’à qu’il accomplisse sa destinée d’élu. c’est un état d’esprit assez manichéen pour lequel le doute n’a que peu de place. Le fait qu’il voit les avenirs nous place dans la situation que nous ne pouvons avoir peur pour lui qui accepte ce qui va arriver, bien ou mal, vie ou mort. Et tous les personnages de Dune acceptent cette situation.

Les promesses de Dune 1 me laissent penser que ce n’est finalement qu’une grande première partie de ce qu’est le projet initial. Mais…

De ce que je sais (ou crois savoir), j’ai le sentiment que c’est le genre d’oeuvre qui a échappé à son créateur pour ne devenir qu’un space opéra, étirable à l’excés (comme Star Wars) pour lequel il manquerais ce qui est primordial pour moi, c’est à dire une trame principale, jusqu’au point final et qui forme un tout grandiose et renversant. G.R.R. Martin écrit quelque chose de ce niveau là.

Je prendrais le temps de lire les 7 romans de poche qui composent la saga et peut-être serais-je agréablement surpris de l’ensemble. Au moins Frank Herbert fait passer un bon moment de lecture et sans être aussi précis que Dan Simmons, il l’est assez pour ne pas nous perdre dans la science fiction de Dune.

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

5 Comments
    • Ce n’est pas tant l’intrigue qui m’a semblé daté que l’univers Fictionnel de Herbert ! Pas facile à décrire au passage…

  1. J’avais lu les 2 premiers tomes à la suite, et heureusement car sinon je pense que je n’aurais jamais poursuivi la saga ! Et ça aurait été dommage car pour ma part j’aime beaucoup, je trouve l’univers vraiment riche et intéressant. La froideur que tu cites est toutefois toujours présente dans les 2 tomes suivants.

    • C’est vrai que l’univers est vraiment riche et donne très envie d’en lire plus. Je lirais au moins les 7 volumes de poche de la saga originale !

  2. Pingback: DUNE 2 - LE MESSIE DE DUNE DE FRANK HERBERT - livrepoche

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