
Zem (2025) de Laurent Gaudé…
Le résumé de l’éditeur : De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l’ancien flic déclassé de la zone 3 – le “chien” au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l’homme qui a promis d’abolir les différences de classe et de réunifier la ville.
À l’approche du jour censé célébrer l’avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d’icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d’atroces souffrances. L’occasion pour Zem de retrouver l’inspectrice chargée de l’enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d’autres…
Il m’a fallu quelques mois après sa sortie de la Rentrée Littéraire 2025 pour que l’envie de replonger dans l’univers futuriste de Laurent Gaudé initié avec Chien 51. Ce second volet s’appelle Zem, le nom du protagoniste.
On sent tout de suite que Laurent Gaudé ne fait pas son fort de la science-fiction, ni celui du vrai polar et pourtant, cela devient aussi la force de Zem. Il s’installe dans une zone intermédiaire qui en fait son originalité.
Zem, le personnage, poursuit cette quête d’identité, quête des origines, de ce qui façonnent les êtres. À travers cette intrigue très honnête et malgré quelques facilités, Laurent Gaudé explore des caractères forts dans un univers tout juste extrapolé par rapport à aujourd’hui et comme c’est très bien écrit, l’intrigue n’est que le support, le prétexte à explorer des thématiques d’actualité comme les réfugiés, thématique humaniste, probablement chère à l’auteur.
J’ai donc bien aimé Zem, ses forces et ses faiblesses ainsi que cet univers post-apo resserré où Laurent Gaudé dénonce chaque rouage et chaque facilité que l’humanité prend et ce qui peut amener certaines dérives.
