Errance d’Inio Asano

Errance (2017) d’Inio Asano…

Le résumé de l’éditeur: Le mangaka Kaoru Fukazawa vient de terminer un manga qui a eu son petit succès et qui lui a demandé beaucoup d’énergie. Mais voilà qu’il sombre dans le doute et l’incertitude ! Qu’a-t-il envie de dessiner à présent !? Doit-il choisir de se lancer dans un manga qui va se vendre, ce que son éditeur le pousse à faire, ou dans un projet plus personnel qui lui tient à coeur ?
Mais, au fond, a-t-il encore vraiment quelque chose à dire par le biais de ses mangas !? Voici un récit qui illustre une crise existentielle, qui questionne chacun sur le sens qu’on donne à son existence et où se devinent, en filigrane, les interrogations d’Inio Asano face à son propre travail de création. Bouleversant et passionnant !

Voila un nouveau manga d’un des plus talentueux mangaka de sa génération. Inio Asano et son style unique trouve ici sa patte graphique qui fait sa marque. Des cases bien pleines, des arrières-plans riches et des personnages qui trainent leur mélancolie dans les planches de Errance.

Point de vue du dessin, j’ai déjà largement dit avec les autres manga lus que j’adorais son style et l’atmosphère qui se dégage de son univers.

Pour les histoires, notamment Errance, tout se joue dans la finesse. La vie contemporaine et son corollaire, surtout japonais, de désillusions et de frustrations. En mettant en scène un mangaka, Inio Asano parle probablement de son métier et de ce qu’il en pense. Et ce n’est pas aussi glamour qu’on peut l’imaginer. Il questionne la production japonaise et vers quoi elle se dévoie.

Si on peut reprocher (je le pense) à Inio Asano de manquer de romanesque, il parvient à glisser une forme de poésie à ces vicissitudes de la vie de tous les jours. Et c’est pas rien.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD

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