
Adiós muchachos (1994) de Daniel Chavarría, traduit par Jacques-François Bonaldi…
Le résumé de l’éditeur: A Cuba, Les Jineteras sont des jeunes filles qui chassent le riche touriste étranger dans l’espoir qu’il les entretiendra pour un temps, ou mieux, leur proposera le mariage. Alicia a une méthode bien à elle qui consiste à porter un short très étudié et à monter sur une bicyclette… C’est ainsi qu’elle ramène dans ses filets un certain Juanito. Ils vont former un beau tandem !
Un petit polar de chez Rivages, ça fait jamais de mal. Alors, ce Adiós muchachos qui se déroule à Cuba semble une bonne idée. Je n’ai jamais lu l’uruguayen Daniel Chavarría, c’était l’occasion.
Ce n’est certainement pas le polar du siècle. On y suit Alicia, beauté incontestable qui cherche à se faire une place entre les prostituées et les filles bien élevées, celles qui cherchent l’amour étranger sans transiger avec sa conscience, qui cherchent le sauveur qui les amènera loin de la pauvreté cubaine. Le tableau est une triste réalité de notre monde et devient dans Adiós muchachos le terreau d’une intrigue où Daniel Chavarría laisse planer les mensonges et les manipulations.
J’ai bien aimé cette immersion dans un Cuba à la frontière des poncifs touristiques et ce personnage féminin central, touchante à sa manière et lucide sur les options d’avenir pour une fille comme elle.
Le souvenir sur cette lecture ne va pas être tenace sinon celle d’un moment sympathique et dépaysant.
