LE VIOLON NOIR DE MAXENCE FERMINE

Le violon noir de Maxence Fermine

Deuxième livre publié après Neige, Le violon noir est une très belle oeuvre poétique de Maxence Fermine qui signe, une fois de plus, un livre qui est beaucoup plus qu’une succession de phrases qui se tiennent par un déroulement plus ou moins intéressant.

Le résumé de l’éditeur de poche, iciBlessé lors de la campagne d’Italie, le talentueux violoniste Johannes Karelsky trouve refuge à Venise, dans l’atelier de l’étrange Erasmus, luthier féru d’échecs. Une intense complicité, faite de silence et de musique, se noue entre les deux hommes. Au point qu’Erasmus souhaite partager son secret : un violon noir qui reproduirait le son envoûtant d’une voix de femme…

J’ai déjà parlé de Tango Massaï et de L’Apiculteur et je ne cache pas une certaine admiration, du respect même pour cet auteur qui offre à son lecteur la version la plus épurée de l’histoire qu’il nous conte. Un roman de Fermine c’est « essentiel » et tellement asiatique.

En début de livre, Maxence Fermine nous rappelle une citation de Wolfgang Amadeus Mozart : « La vraie musique est entre les notes ». Je pense que Fermine écrit de la vraie littérature entre les mots.

Le violon noir, c’est une histoire de musique, mais plus encore une histoire de passion, la passion comme une destinée, une propension qui pousse chacun à faire ce qu’il doit faire (fabriquer un violon ou composer un opéra). C’est d’amour qu’il s’agit. Aller au bout de ses obsessions (génie et folie sont très proche) et pouvoir enfin se réconcilier avec soi, pour après…

Être libre !

Le violon noir, c’est de la philosophie entre les mots pour nous dire de suivre notre voix propre, celle qui nous anime. C’est un roman tout en légèreté, mais dont les silences interlignes sont des amplificateurs de notes parfaites.

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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