UNE JEUNESSE DE PATRICK MODIANO

Une jeunesse de Patrick Modiano par Livrepoche.fr

Après avoir lu L’Herbe des nuits et Rue des boutiques obscures très récemment (Prix Nobel oblige), je commençais de voir se dessiner un fil conducteur dans les livres de Patrick Modiano. Les points commun, les similitudes se retrouvent dans le thème (ou l’ambiance) des romans, ainsi que la façon de traiter l’histoire.

Le résumé de l’éditeur de poche, iciDans un Paris où ils sont livrés à eux-mêmes, deux très jeunes gens, Odile et Louis, font l’«apprentissage de la ville» et d’une vie de hasards, d’expédients et d’aventures.

Ils ont pour eux leur innocence et croisent sur leur route des individus singuliers, émouvants mais quelquefois peu recommandables qui les entraînent dans des chemins de traverse.
Mais, en définitive, aussi trouble et aussi chaotique que soit un début dans la vie, il se métamorphose, avec le temps, en un beau souvenir de jeunesse, que les deux héros de ce livre sont désormais seuls à partager.

Dans Une jeunesse, j’ai envie de dire « malheureusement », on retrouve les même ingrédients. Alors, c’est cela, le style de Patrick Modiano ! Indéniablement reconnaissable mais sans grand intérêt sinon, celui d’une photographie de l’époque, une peinture en noir et blanc. Le problème ? C’est que la photographie existait, que le cinéma existait et qu’ils ont laissés des témoignages on ne peut plus puissant et intéressant. Surement une erreur sur le choix du sujet alors.

Et oui, c’est une nouvelle fois une petite déception ! Il me manque de l’intensité, il me manque l’implication des protagonistes, il me manque des tripes, il me manque des couilles, il me manque de l’originalité, il me manque de l’ampleur, etc…

Je ne comprends pas ce Prix Nobel.

Une jeunesse, c’est un journal intime de personnes qui semblent se laisser guider, porter par la vie, par les rencontres. Cette linéarité du roman est, dans mon cas, profondément ennuyeuse et se retrouve dans Rue des boutiques obscures et L’Herbe des nuits.

Certe, Patrick Modiano sait écrire la vie quotidienne (parisienne), les vicissitudes (banalités) d’une France un peu dans la marginalité, pas tout à fait honnête, pas tout à fait truand non plus.

Est-ce la vie de Patrick Modiano, une sorte d’autobiographie romancée ? Je l’ignore et je n’ai même pas envie de le savoir. Ce que la postérité retiendra de ce Prix Nobel 2014, je l’ignore ! Je passe peut-être à coté de l’auteur. Ce que je retiendrais ? Un léger ennui de lecture.

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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