Seul le silence de R.J. Ellory

Seul le silence (2007) de R.J. Ellory, traduit par Fabrice Pointeau, Prix BibliObs/Le Nouvel Observateur du roman noir 2009, Prix des lecteurs du Livre de Poche / le choix des libraires 2010…

Le résumé de l’éditeur: Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…
Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Je ne sais pas d’où vient cette « mode » des romans/thrillers à 600 pages mais une chose est sûre, cela me fatigue un peu. J’aimerais retrouver l’époque bénie de la concision et de l’efficacité. #Simenon #MauriceLeblanc #AgathaChristie Appel aux éditeurs et aux auteurs! Des longueurs, j’en ai trouvé dans Seul le silence de R.J. Ellory. Et c’est principalement ce qui m’a lassé.

Les Assassins, puis Un coeur sombre m’avait séduit. Voila pourquoi Seul le silence, connue comme un de ses meilleurs, atterrie dans ma PAL.

Déception donc. En finissant ce roman, j’ai eu l’impression que ce texte se cherchait, sans se trouver. Ne vous fiez pas à la couverture, ce n’est pas un thriller. Pas même un polar. Le fait de raconter la vie du narrateur sur une longue période, 30 ans si je me rappelle bien, avec pour la plupart des faits n’ayant pas de liens directs avec la série de meurtres, ressemble plus à du contemporain, mais même là, c’est pas convaincant.

R.J. Ellory n’est pas parvenu à me faire accrocher à une personnalité, à un moment d’Histoire (la 2e Guerre Mondiale vu par un village aux USA), à un lieu fort ni à une intrigue originale. Peut-être la faute à un narrateur, un personnage central auquel je n’ai pas cru dans ses amours, ses amitiés, ses peines et ses obsessions.

Par ailleurs, le style de R.J. Ellory est agréable. C’est indéniable. On sent l’amour de cet anglais pour les États-Unis et la volonté d’hommage (ou de filiation) avec des auteurs comme John Steinbeck ou William Faulkner.

J’ai donc eu une impression de dissolution au fil de ses 600 pages alors que 400 aurait rythmé beaucoup plus Seul le silence.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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