Le buveur de lune de Göran Tunström

Le buveur de lune (1996) de Göran Tunström, traduit par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach…

Le résumé de l’éditeur: Dans le décor de l’Islande, Pétur se souvient de son père Halldor – père fabuleux, buveur de lait de lune, qui dut aussi jouer pour l’enfant le rôle d’une mère. Un roman imprégné du style inimitable de Göran Tunström, celui de l’optimisme triste, au croisement de la poésie, de la légende et de la réflexion philosophique.

2e roman que je lis de Göran Tunström, pas le dernier, Le buveur de lune a tenu les promesses d’un titre si poétique. Édité 13 ans après L’oratorio de Noël, j’y retrouve la même virtuosité narrative, quelques éléments passionnels tel que la présence de la musique classique, et une figure paternelle forte. Mais en plus, il y a une forme de fantaisie, de décalage onirique tout à fait plaisant.

Voila le visage d’une Islande très rafraichissante que Göran Tunström nous livre. J’ai aimé cet atmosphère à la limite de la rêverie, ses personnages sortis de fantasme, de liberté. Nul doute que vous n’imagines pas comment est la politique islandaise dans Le buveur de lune. Un régal dans lequel un ballon peut prendre une dimension surréaliste.

J’ai été déçu par L’oratorio de Noël et de sa seconde partie sans intérêt. Ici, Göran Tunström corrige cet écueil en concentrant son récit autour d’une même trame.

Le buveur de lune a su m’émouvoir et me toucher. La tendresse qui s’en dégage s’ajoute à la justesse des émotions contenues. On excusera cette couverture du roman de poche, froide et impersonnelle alors que le roman est plein de joie, plein de vie, plein de chaleur.

J’ai donc aimé ce roman que je recommande aux lecteurs qui cherchent un voyage dans une Islande unique et fantaisiste.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

2 comments to “Le buveur de lune de Göran Tunström”
    • Celui-là je te le conseille. Il est beau et pas contemplatif. Si ma chronique laisse penser ça quand je parle de rêverie, c’est une erreur.

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