MRS DALLOWAY DE VIRGINIA WOOLF

Mrs Dalloway de Virginia Woolf…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici:

Le roman, publié en 1925, raconte la journée d’une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage. Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l’immobilité. La qualité la plus importante du livre est d’être un roman poétique, porté par la musique d’une phrase chantante et comme ailée. Les impressions y deviennent des aventures. C’est pourquoi c’est peut-être le chef-d’œuvre de l’auteur – la plus grande romancière anglaise du XXesiècle.

Première lecture de Virginia Woolf avec Mrs Dalloway, le moins que je puisse dire c’est qu’il y a une certaine singularité dans l’approche de l’auteur vis à vis de la narration. Ça, c’est une préface bien fournie qui le dit! À la lecture, c’est pas aussi simple!

Cette préface, j’ai décidé de ne la lire qu’après le texte. Les préfaces des oeuvres « classiques » en disent tellement qu’ils influent sur notre perception du texte et, parfois, poile outrageusement comme si le lecteur était censé déjà connaitre toute l’histoire.

À ce propos, je déconseille de lire la préface de Martin Eden de Jack London qui raconte toute l’histoire et surtout, la fin!

Finalement, je n’ai lu qu’un tiers de la préface de Mrs Dalloway. Je ne suis vraiment pas adepte des panégyriques, je trouve toujours que les analyses sont exagérées.

C’est donc avec le regard d’un lecteur « naïf » que j’ai perçu Mrs Dalloway et que j’ai découvert Virginia Woolf.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas adhéré à son style. Si cette écriture a quelque chose de novateur à son époque, en réponse (opposition) à d’autres styles, on commence à aller à l’encontre (à mon sens) de ce qui est primordial, c’est à dire la lisibilité. À minima, on doit au moins suivre le fil ténu de quelque chose.

Dans Mrs Dalloway, je n’ai pu me raccrocher à rien, ni un personnage, ni une action continue. Le roman de Virginia Woolf alterne les points de vue sans transition et je dois dire qu’il n’y a que les passages de Peter qui m’ont intéressé. Pour le reste, le temps de comprendre qui ou quoi et le texte partait sur un autre point de vue.

Sans la lisibilité, le sens s’échappe. Et malgré ma faible culture de littérature anglaise, je peux comprendre en quoi Virginia Woolf a été en rupture, a été précurseur dans le questionnement sur la forme du transmission de l’histoire. Si on ajoute les passerelles entres les éléments de la vie personnelle de Virginia Woolf (que j’ignore) et celle des personnages amènent des éclaircissements surement bienvenus, ils ne servent qu’à alimenter l’analyse universitaire ou le lecteur érudit!

Mrs Dalloway ne m’a donc pas intéressé. Peut-être il touchera plus facilement une sensibilité de lectrices. Mais ça, c’est à vous, lectrice de Virginia Woolf de me le dire! Alors, n’ayez pas peur de commenter!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

2 Comments
  1. J’ai envie et en même temps j’appréhende cette lecture qui trône dans ma bibliothèque. Orlando m’avait barbée (mais c’était il y a longtemps et la dissection n’avait rien de plaisant).
    Alors, j’ai promis quand même de le lire et je le ferai. Puis je reviendrai t’en parler (on verra si ma sensibilité de lectrice lui réussit ^^ )

    • Vraiment curieux d’avoir ton avis! As-tu vu The hours, le film?Si oui, il semble que cela puisse influer positivement ta lecture!

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