LES GARÇONS DE L’ÉTÉ DE REBECCA LIGHIERI

Les garçons de l’été (2017) de Rebecca Lighieri…

Le résumé de l’éditeur de poche, Folio«Avec eux, je tremble, je frémis, je suis dans l’adoration, et ce n’est pas un service à rendre aux enfants que de les adorer.» 

Zachée et Thadée, deux frères, étudiants brillants et surfeurs surdoués, déploient les charmes de leur jeunesse sous l’été sauvage de La Réunion. Mais l’été et la jeunesse ont une fin, et il arrive qu’elle survienne plus vite et plus tragiquement que prévu.

Je suis un peu embêté à écrire cette chronique de Les garçons de l’été car ce roman m’a beaucoup plu, beaucoup plu jusqu’au dernier quart. Et je ne m’explique toujours pas l’intention de l’auteur, Rebecca Lighieri, avec ce finish. Pourtant, tout était bien parti.

Si je fais fi des légers spoils sur ce qui devait arriver (des spoils qui se sont avérés exagérés) j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette histoire. Et c’est principalement du au style de Rebecca Lighieri. Fleuri, vif, j’ai trouvé qu’elle réussissait bien à incarné les personnages qu’elle met en avant à travers les chapitres dédiés, les chapitres qui sont leurs voix. Même si on ressent un peu que c’est dans celui de la mère que l’autrice est le plus à l’aise.

Les garçons de l’été est un roman contemporain décomplexé et il n’est pas utile d’y accoler un autre genre pour le rendre plus attractif. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les dégâts qu’un drame produit sur une famille et sur les amis. Pas de spoil, cela se passe au tout début.

Construction et déconstruction, Rebecca Lighieri prend un plaisir manifeste avec ses personnages et avec le lecteur. c’est là où c’est décomplexé. Elle nous entraîne dans une histoire forte où elle ne pose pas de limite. Le plaisir du lecteur est accru avec tous ses points de vue qui se répondent.

Ce que je regrette dans Les garçons de l’été, c’est un dernier chapitre, long, inutilement long et même si j’en comprend la portée romanesque. Pourquoi avoir tant étirer cette voix-là? Rebecca Lighieri, pourquoi l’avoir diluer au point de faire retomber l’intensité paiement accumulée jusque là et de laisser plus de temps pour voir venir ce qui vient à la fin. Si quelqu’un à une réponse, je serais heureux d’en débattre.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

3 Comments
  1. Ah la la ces fameux derniers tiers de livres qui viennent casser l’intensité dans laquelle nous étions jusque-là… J’aime pas quand ça fait ça…
    Bon l’autrice t’a quand même transporté durant une bonne part de son roman, c’est déjà ça.
    Je suis curieuse, je lirai sûrement d’autres avis pour savoir ce qu’il en est…

    Merci

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