LES ANGES VAGABONDS DE JACK KEROUAC

Les anges vagabonds de Jack Kerouac par Livrepoche.fr

Les anges vagabonds de Jack Kerouac…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciUn jour, à Mexico, j’ai emmené chez moi cinq fumeurs de «thé» qui me vendaient la camelote, mais ils se révélèrent être des voleurs. Ils me chipèrent mon couteau scout pendant que j’avais le dos tourné. Je ne dis rien, bien que je m’en fusse aperçu. A’un moment donné, le chef est resté trente secondes bien sonnées derrière moi sans ouvrir la bouche et l’idée m’est alors venue qu’il allait me poignarder…

Si tout le monde connait Sur la route, moins sont ceux ayant lu Les anges vagabonds. Et dans ce roman, cette aventure narrative, Jack Kerouac continue d’exposer sa vie comme une oeuvre littéraire (ou bien est-ce l’inverse?) et l’un et l’autre s’avère passionnant.

Les anges vagabonds, formellement, ce n’est pas Sur la route. La construction du récit, du chapitrage, la structure correspondent à ce qui se fait plus habituellement. Ce qui ont été dérangé par Le rouleau original de Sur la route peuvent se lancer dans la lecture de celui-ci sans problème!

Dans Les anges vagabonds, Jack Kerouac continue l’exploration de sa vie et la mise en perspective de son oeuvre dans ce texte nous en révèle beaucoup sur l’auteur et son travail d’écriture. L’écrivain voyageur que l’on a rencontré Sur la route continue son chemin et explore la vie.

Dans ce récit, son oeuvre majeure n’est pas encore sorti. Il est donc toujours dans une sorte de minimalisme financier dont il s’accommode de moins en moins. Il cherche à définir le pourquoi de ses évidences passées et se retrouve confronter à ce qu’il fut sans parvenir à savoir ce qu’il est.

Les anges vagabonds, c’est une juste opposition à Sur la route, une suite mature. Si l’appel du voyage est toujours présent, la nuance est grande. Et même en allant (fuyant) de plus en plus loin, Mexique, Paris, Tanger, Jack Kerouac ne retrouve pas le frissons collectifs de ses premiers voyages, leurs indéniables candeurs.

Finement écrit, ce texte fait preuve d’une grande maturité et d’une totale honnêteté quand à la philosophie de la « beat génération », à savoir une sorte de négation des certitudes sociales. Kerouac décrit une sorte de transition vers une maturité qui lui vient malgré lui. En partant encore plus loin, il cherche à retrouver le souffle naïf de sa jeunesse mais n’y trouve qu’une liberté vide de sens.

La présence de la mère comme valeur repère ajoute de la profondeur à ce récit dont Jack kerouac ne sort émotionnellement pas indemne en comprenant que tout le monde ne pense pas comme lui et qu’il n’y a pas de vérité unique. Le mot qui me vient est « désillusion »

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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