L’Exilé d’Erik Kriek

L’Exilé (2018) d’Erik Kriek, traduit par Philippe Nihoul…

Le résumé de l’éditeur: Islande, Xe siècle. Hallstein, un guerrier viking, rentre chez lui, après des années d’exil pour le meurtre de son meilleur ami, Hrafn. Mais le retour d’Hallstein ne fait pas que des heureux : Einar, le frère de Hrafn, est accaparé par la conquête du pouvoir d’une manière douteuse. Einar souhaite épouser la belle Solveig, la veuve du père de Hallstein, pour accroître son domaine. L’Althing s’apprête à reconnaître Hallstein comme étant l’héritier de son père. Einar brûle de venger la mort de son frère… Hallstein pourra-t-il échapper à son passé violent et trouver la paix à laquelle il aspire tant ?

Avec une couverture comme celle-là, Erik Kriek a su trouver les ingrédients pour me séduire. Des traits puissants, pleins. Peu de couleurs, pas de nuance, une brutalité qui souligne l’atmosphère de ce conte islandais. L’Exilé est une histoire de famille, une histoire d’honneur.

J’ai bien aimé cette intrigue en terre sauvage dans laquelle Erik Kriek montre sa passion pour les vikings où il tisse un drame qui prend forme au moment du retouchez lui d’un bannis. Peu à peu, se dessine les tensions, les luttes de territoire, les valeurs héroïques et les tromperies.

Avec L’Exilé, ce n’est pas tant l’histoire que les dessins d’Erik Kriek qui m’ont géré. Pas l’ensemble des planches mais les visages et par extension, les personnages. Ils ont quelque chose de pas cohérent, pas fluide… Les expressions faciales, les positions des personnages manquent d’harmonie, manquent de vie ou je-ne-sais-quoi qui aurait donné plus de « vérité » à ses planches. D’un autre côté, j’aime beaucoup les dessins en tri, parfois quadri-chromie des paysages. Ils m’ont fait penser à Le Loup Jean-Marc Rochette.

C’est donc un avis mitigé sur L’Exilé d’Erik Kriek. Dans ces cas là, je me demande si les autres lecteurs ont vu les même choses que moi. Si c’est votre cas, n’hésitez pas.


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