Une fièvre impossible à négocier de Lola Lafon

Une fièvre impossible à négocier (2003) de Lola Lafon, Prix A tout lire 2003…

Le résumé de l’éditeur: Landra n’est plus la même depuis le 14 septembre, ce jour où un homme en qui elle avait confiance l’a violée. Son existence a volé en éclats, la peur la tenaille, mais il lui reste la colère ; c’est elle qui la mène dans un squat, aux côtés d’activistes en lutte contre une société qui considère les humains comme consommables, voire jetables. Sa famille de cœur sera Étoile Noire Express.
Landra a grandi en Roumanie, à l’époque des réunions secrètes et des mises sur écoute. Arrivée à Paris pour y trouver la liberté, elle a découvert un capitalisme qui entrave, contraint, tue. Le combattre est une manière de canaliser la rage, collective et individuelle.

Je me suis dit qu’à découvrir un auteur, une autrice, le mieux est encore de prendre ses romans dans l’ordre et pour Lola Lafon, c’est Une fièvre impossible à négocier. Il date de 2003. Souvent, pour un 1er roman, il porte en lui beaucoup d’éléments d’autant que pour Lola Lafon, ce récit est hautement autobiographique. Mais jusqu’où?

Une fièvre impossible à négocier, n’est pas tant l’histoire d’un viol que l’histoire d’une destruction. Lecteur masculin, vivant presque dans une bulle, épargné des difficulté de la vie, je ne suis pas naïf et réfléchi beaucoup au monde qui m’entoure, pour autant, je n’avais jamais envisagé toutes les conséquences psychologique d’un viol. Si dans ce roman, j’ai trouvé que Lola Lafon perdait un peu son histoire pour digresser, j’ai compris que ce type d’agressions n’étaient pas le trauma d’une fois mais un traumatisme qui détruit par vague, en cauchemars récurrent, qui changent toutes les relations, les contacts, les regards. À vie! Une fièvre impossible à négocier rend bien cette notion là.

Mais il n’y a pas que ça dans ce roman, Lola Lafon aborde avec virulence le consumérisme. Il y a un peu de Fight Club dans ses lignes anarcho-gauchistes libertaires et je ne peux m’empêcher d’y voir un peu de naïveté mais c’est le genre de rébellion qui me parle.

Une fièvre impossible à négocier n’est pas qu’un récit mais un roman savaient construit autour des apparences trompeuses, du masque que chacune porte en société et celle ou celui qu’on est derrière. C’est donc un roman fort que je découvre. Et je vais approfondir ma découverte de Lola Lafon.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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