OBLOMOV D’IVAN GONTCHAROV

Oblomov (1859) d’Ivan Gontcharov…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciPartisan de la position allongée, Oblomov ne trouve le bonheur que dans le sommeil. Ni son ami Stolz, incarnation de l’énergie et de l’esprit d’entreprise, ni la belle Olga avec qui se nouera l’embryon d’une idylle, ne parviendront à le tirer de sa léthargie. Entreprendre et aimer sont décidément choses trop fatigantes. 
Grand roman de mœurs, Oblomov offre une satire mordante des petits fonctionnaires et des barines russes. La première partie du texte constitue un véritable morceau de bravoure, irrésistible de drôlerie, décrivant les multiples tentatives toutes vouées à l’échec d’Oblomov pour sortir de son lit. 
La profondeur du roman et la puissance du personnage d’Oblomov n’ont pas échappé à des philosophes comme Levinas. L’inertie du héros est moins une abdication que le refus farouche de tout divertissement. 
L’humour et la poésie sont au service d’une question que Gontcharov laisse ouverte : et si la paresse, après tout, était moins un vice qu’une forme de sagesse?

Je ne sais plus qui m’a conseillé Oblomov d’Ivan Gontcharov et je ‘en remercie. J’ai probablement mis un peu trop de temps à lire ce roman et cela m’a causé quelques questionnements sur certains enchainements mais rien de bien méchant.

Oblomov m’a fait par plusieurs étapes émotionnelles! Des sentiments assez tranchés. En les énonçant dans l’ordre de la lecture, ça donne:

Tout d’abord, il y a la première partie (1/4), près de 200 pages que j’ai trouvé magistrale, épique, loufoque! Je me suis régalé avec cette performance littéraire d’Ivan Gontcharov. L’oblomovtchina, la paresse prend ici une dimension épique et unique qui se double d’une relation entre le personnage principal et son valet tout à fait jubilatoire! Un vrai régal!

Mais le récit prend une direction plus classique, classique au sens un peu ennuyeux du terme! Des ellipses amènent le lecteur dans les différents moments de la vie du personnage et m’a fait perdre un peu la continuité. Cette partie centrale d’Oblomov est celle qui m’a le moins séduit.

Et c’est enfin, le dernier tiers, où je me suis rendu compte que je retrouvais dans Oblomov, ce que j’adore dans la littérature russe et que je ne retrouve que rarement ailleurs, cette fatalité absurde et dramatique, cette capacité des personnages a attiré le malheur.

Si on ajoute à Oblomov cette peinture sarcastique d’une époque, on se retrouve avec un « classique », salué par ses pairs, en tout cas, digne de Dostoïevski et consorts. Incontournable? Fondateur? En tout cas, Ivan Gontcharov a écrit une oeuvre intéressante et sensible. Un supplément d’âmes en prime!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

8 Comments
    • Il est fort probable que tu ai vu passer ce titre! Si c’est un vrai classique de la littérature russe comme il semble l’être!

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