Monika de March et Barboni

Monika (2015) de Guillem March (dessin et couleur) et Thilde Barboni (scénario)…

Le résumé de l’éditeur: Que cherche la belle Monika, vidéaste et performeuse, au coeur de l’univers trouble des « bals masqués » ? Dans un monde où les pouvoirs se dissimulent derrière les soieries et les fards, le chemin de la connaissance est aussi celui du danger.

1. Les bals masqués

Le résumé du tome 1: Monika, vidéaste et plasticienne, accepte de cacher Théo, génial inventeur sur le point de construire un androïde convoité. Avec l’aide de son ami hacker, Monika enquête sur sa soeur disparue. Elle est alors entraînée dans le monde interlope des « bals masqués »… Elle rencontre et séduit Christian Epson, le dernier homme à avoir vu Erika. Charismatique, Epson est un politique et est en voie d’accéder aux plus hautes marches du pouvoir. Mais des attentats éclatent et viennent troubler le jeu voluptueux de la performeuse.

J’ai été très attiré par cette BD de March et Bardoni quand j’ai vu la couverture. Très graphique; inspirée, Monika en impose par le style du dessin de Guillem March. Parti-pris assumé réussi, chaque planche est finement travaillée. Peut-être un peu froid, les dessins sont très beaux, assez épurés et vont bien à l’histoire.

Le scénario de Thilde Bardoni nous plonge dans un univers politico-sensuel qui mêle plusieurs univers. Un peu de Sf, une approche du monde de l’art, complotisme et religion, ce1er tome, Les bals masqués, nous raconte une recherche, une fuite, une ambition politique, un amour, une création artistique, un drame familial, etc. Beaucoup d’éléments, dans Monika et je vais très rapidement lire le second, Vanilla Dolls pour garder le fil de l’histoire.

2. Vanilla dolls

Le résumé du tome 2 : Par l’entremise de son ami Théo, la belle Monika monte sur scène aux côtés des Vanilla Dolls. Cette nouvelle performance masquée la trouble autant qu’elle l’épuise. Mais les Brigades Crucis veulent toujours accomplir leur rêve dévoyé d’un nouvel Occident et Monika est sans doute la seule à posséder les clés pour barrer la route à la folie meurtrière de Maska et d’Erika, sa propre soeur.

Ce second tome de Monika, Vanilla dolls, me laisse un goût étrange après sa lecture. Esthétiquement, c’est toujours léché. Guillem March utilise une palette de couleurs assez froides je trouve, froides et franche pour des dessins qui en imposent dans le trait, dans la mise en scène. Sensualité et lascivité pour un scénario qui pourtant, incline vers le polar politique.

Ce que je remarque donc dans Vanilla dolls , c’est que le scénario de Thilde Bardoni a été tronqué et précipité. L’idée que Monika devait être une série plus longue, genre 3 ou 4 tomes, m’est passé par la tête. Ce tome est plus coupé. Beaucoup d’ellipses font avancer les sous-intrigues avec ce petits goût déjà fini. C’est très étonnant en comparaison du premier et c’est pour ça que j’ai pensé à un travail de synthèse obligé, peut-être à cause de ventes moindre du premier tomes ayant refroidi l’éditeur. Ce n’est qu’une thèse personnelle bien-sûr et si vous avez des infos, je suis preneur.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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