MON ÀNTONIA DE WILLA CATHER

Mon Àntonia (1918) de Willa Cather…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciGrand classique du catalogue et de la littérature américaine, Mon Ántonia, est un véritable chef-d’oeuvre, écrit par l’une des légendes du XXe siècle, aux côtés de Virginia Woolf et d’Edith Wharton. « Willa Cather a fait sous la mitraille de l’émotion, avec des odeurs de foin et des couleurs fortes, le roman vital de l’Amérique à ses débuts. C’est Virgile élégiaque, perdu dans les herbes du Nebraska ». (Manuel Carcassonne, Le Figaro)

Allez savoir pourquoi, je croyais que Mon Antonia était l’oeuvre d’une autrice contemporaine. Vous conviendrez que Willa Cather n’est pas l’autrice américaine classique « populaire » à laquelle on pense en premier! Personnellement, je ne risquais pas d’y penser vu que je ne la connaissais pas!

C’est en cours d lecture que je me suis rendu compte de l’ancienneté de ce roman. Mon Antonia est sorti en 1918. Il est centenaire. Et j’ai trouvé que le style s’en ressentais. Willa Cather a un style assez descriptif, un tantinet lent et peut vivant. Outre le fait que Mon Antonia est une histoire paysanne avec son lot de peinture bucolique, la lenteur vient aussi du choix de la narration.

Et c’est mon principal problème. Willa Cather a pris le partie de raconter l’histoire d’Antonia à travers le regard d’un narrateur. En cela, il n’y a pas encore de problème. Mais le fait est que la narrateur, bien que sympathique au demeurant est un personnage effacé, discret et dont nous ne partageons que parcimonieusement les émotions, les passions, etc…

Mais comme, Mon Antonia, ce sont des souvenirs, on se retrouve avec ce regard purement extérieur. On est jamais dans la tête d’Antonia. Difficile d’être en empathie. Ni avec l’un, ni avec l’autre. Ajoutons du réalisme au détriment du romanesque et on obtient un bel état des lieux d’une époque mais peu de profondeurs! Un roman dispensable. Pas forcement envie d’en lire plus de Willa Cather!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

3 Comments
    • Merci Cheyenne! C’est en Croatie et les remparts que l’on voie au loin sont Dubrovnic! À la maison, c’est la pluie qu’on a, heureusement pas la grêle!

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