MOINS QUE ZÉRO DE BRET EASTON ELLIS

Moins que zéro (1986) de Bret Easton Ellis…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciD’une fête à l’autre, en équilibre sur une ligne de coke, Clay et ses amis errent dans Los Angeles, suspendus au-dessus de l’abîme. Mais dans ce monde factice où règne l’alcool, le sexe et l’argent, difficile de se sentir en vie et de trouver un sens. Le premier roman vertigineux de Bret Easton Ellis dresse l’état des lieux glacial d’une jeunesse en perdition.

C’est l’écrivain américain le plus doué de sa génération.

Alexandre Fillion, Madame Figaro

Traduit de l’américain par Brice Matthieussent

Auteur incontestablement polémique, Bret Easton Ellis est un jeune écrivain lorsqu’il publie Moins que zéro à 21 ans seulement. Et si c’est en prendre en compte lorsqu’il s’agit de juger une oeuvre aussi dérangeante et anti-conformiste que ce roman qui décrit une jeunesse dorée de Los Angeles dans les année 80.

Sous la forme du récit autobiographique, Bret Easton Ellis casse à peu près tous nos aprioris et décrit un univers glaçant de vacuité et de solitude. Génération en décadence. Génération en perte de valeurs dont la responsabilité n’est pas enlever aux parents absents, inexistants. Et cette génération est annonciatrice de celle qui vient ensuite dans lequel l’avènement des réseaux sociaux comme repère étalon a créé les starifications éclairs, la glorification de l’absurde, etc…

De plus, Moins que zéro, c’est un style qui colle parfaitement au sujet. Bret Easton Ellis met le lecteur dans la situation psychologique du narrateur. Et c’est incontestable, Moins que zéro n’est pas une lecture facile. Et beaucoup de lecteurs (peut-être trop habitués aux page-turner ou aux auteurs à succès au style prémaché) se braquent sur un tel style alors que le travail de l’auteur les prend aux tripes, surement son objectif.

Alors oui, je n’ai pas pris un grand « plaisir » à cette lecture mais j’ai pris un grand « plaisir » a être bousculé, a être malmené. Et je suis fier de la confiance qu’accorde Bret Easton Ellis à son lectorat en ne lui servant pas des romans sirupeux mais en lui donnant sa vision du monde, la vision d’un artiste qui dérange.

Si vous voulez savoir ce que devient les personnages 25 après, c’est Suite[s] impériale[s].


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

11 Comments
    • Il y a beaucoup de lecteurs/lectrices qui n’aiment pas du tout Bret easton Ellis mais c’est la preuve, s’il en fallait une, qu’il n’est pas un auteur anodin. Et je serais curieux de savoir ce que tu en penserais C’era!

    • En conjugaison, je ne suis pas le type de personne qui se permettrait de corriger les autres! Je suis même surpris qu’on ne me corrige pas plus que cela! Je pense que les gens qui lisent mes chroniques n’osent pas!

    • ahah peut-être :p
      Disons que ça pourrait être mal pris.
      Moi je me relis et relis et je corrige quand je trouve une photo ou qu’au final, une phrase ne me plaît pas telle qu’elle est tournée…

      (hum d’ailleurs là dans ton com, je crois que tu as fait une faute. ahahah.
      Quoi j’ai senti un appel du pied à la correction! 😉 )

    • Je relis mais je n’insiste pas s’il n’y a pas de fautes flagrantes, j’enchaine! Elle est où ma faute sur le commentaire précédent, C’era? Je ne la voie pas (plus)! 😉

  1. Je trouve cette chronique très juste. BEE n’est pas un auteur facile d’accès et demande un peu d’effort de lecture mais… ses livres sont de vraies bombes !!! A défaut d’aimer, il vaut vraiment le coup d’être lu au moins une fois !

    • Je suis content que tu trouves cette chronique juste Loraillou car il n’est pas facile à définir Bret Easton Ellis. On aime l’avoir lu sans aimer le lire. Au moins, il ne laisse pas indifférent! Lequel est ton préféré?

    • Mmm… question difficile parce que d’une certaine façon ses romans se ressemblent bcp. Je dirais American Psycho qui est ma première lecture de l’auteur et celui qui m’a le plus marquée…

  2. Pingback: SUITE[S] IMPÉRIALE[S] DE BRET EASTON ELLIS - Livrepoche.fr

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