Mémoire morte de Donald Westlake

Mémoire morte (2010 mais écrit dans les années 1960) de Donald Westlake, traduit par Gérard de Chergé…

Le résumé de l’éditeur : Paul Edwin Cole vient de sortir du coma. Il ne se souvient que d’une chose : un homme se jette sur lui pour lui fracasser le crâne avec une chaise. Acteur en tournée dans l’Amérique profonde, Cole a commis l’erreur de s’intéresser à une femme mariée. Séquelle du coup sur la tête, sa mémoire lui joue des tours. Une catastrophe pour un acteur. Le mieux pour Cole serait de regagner New York où il réside, mais comment faire quand on n’a pas de famille sur qui compter, quasiment pas de bagages et surtout, en lieu et place de souvenirs, un grand vide ? Mémoire morte raconte l’odyssée bouleversante et désespérée d’un homme à la recherche de son passé et dont le présent ne cesse de se dérober. Un homme qui devient à la fois enquêteur et sujet de son enquête. Resté inédit à ce jour, ce fascinant roman existentiel fait partie de l’oeuvre au noir de Donald Westlake, dans la lignée du Couperet et du Contrat.

Avec le très bon feeling que j’ai avec Donald Westlake depuis les premiers romans que j’ai lu de cet auteur, je ne m’attendais pas à cette déception avec Mémoire morte. Son édition tardive prend du sens.

Pour éclaircir rapidement mon propos, la déception ne vient pas du fait que Mémoire morte ne soit pas subtilement drôle comme la plupart des romans de Donald Westlake. Ce roman est un roman psychologique. On est tout le long avec le narrateur amnésique. 450 pages de doute, de remise en questions, d’oubli et donc, de répétitions. L’auteur nous immerge pleinement dans cet état d’esprit trouble et troublant. Et ce n’est pas drôle.

La déception ne vient pas de l’ennuie possible avec ce roman où il se passe beaucoup et peu de choses. C’est peu palpitant et peu romanesque. Beaucoup de vie quotidienne ou à peu près.

Non, la déception, c’est qu’il est vendu dans la collection Rivages noirs, ce qui implique quelques attentes. De plus, les éléments du polar ou du roman noir sont là et nous font croire à un roman de genre. On s’accroche à ses mystères (la situation qui a causé l’accident du narrateur, la plaque de métal, etc.) comme à des pistes et on suit cette intrigue avec d »nouèrent à venir. Ce ne sont pas des détails car Donald Westlake insiste sur ses points et le lecteur simpliste que je suis se dit que ça doit être important.

Et c’est là que vient la déception. Autant le dire, il n’y a pas d’intrigue qui trouvera ses réponses. Mémoire morte est tout autre. Certains lecteurs disent que c’est un très grand roman de Donald Westlake. J’aurais pu le croire si ses éléments du romans noirs n’avaient pas été aussi appuyés et laissés sans réelle justification.

je vous laisse vous faire votre propre opinion et venir m’en toucher un mot.


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