Gulliveriana de Milo Manara

Gulliveriana (1996) de Milo Manara…

Le résumé de l’éditeur: Des aventures très librement inspirées des Voyages de Gulliver, voluptueusement revisités par un maître incontesté de la bande dessinée érotique.
Gulliveriana ouvre sans y prendre garde la porte de mondes fantastiques, peuplés de lutins monarchistes, de géant badins, d’étalons libidineux ou de nymphomanes frustrées. Pour public averti.

Quand il s’agit de Milo Manara, j’avoue que j’avance en confiance. Alors, Guliveriana et sa promesse de décalage érotique lié à la différence de taille (cf. voir la couverture) a de quoi émoustiller son lecteur.

Vais-je me faire spoiler l’ouvre originale de Swift avec cette libre adaptation ? Je ne crois pas. Condenser le tout en un one-shot est un exercice difficile et avec Gulliveriana, j’ai eu un sentiment de précipitation tel que cela en devient insensé. Déjà que le sujet est abracadabratesque, il n’en fallait pas trop.

Pour l’histoire, je me tournerai vers l’original qui attend depuis très longtemps dans ma PàL.

Il reste heureusement les dessins de Milo Manara et les scènes dans lesquelles il place son héroïne égarée pour rattraper le reste (attachée au sol par les petits êtres, en arc de triomphe pour un défilé dont on imagine facilement la vue d’en dessous, et j’en passe). Ses femmes sont toujours aussi belles, lascives, sensuelles et lubriques. Le minimum qu’on attend du maitre italien.

Un honnête divertissement, sans plus. Peut-être que 3 tomes eut été une bonne idée pour développer le fantasme ?




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