LA SCULPTURE DU VIVANT DE JEAN CLAUDE AMEISEN

La sculpture du vivant de Jean Claude Ameisen

La Sculpture du vivant, Le suicide cellulaire ou la mort créatrice de Jean Claude Ameisen n’est pas un roman de fiction mais un roman du réel, un livre de vulgarisation (que ce mot sonne mal) scientifique ayant pour sujet la cellule, son cycle de vie et de mort. Mais le terme vulgarisation n’est pas assez complet pour décrire une oeuvre de Jean Claude Ameisen car il est une voix de radio extra-ordinaire qui continue de résonner à la lecture de ce livre.

Le résumé de l’éditeur de poche, iciL’opposition entre la vie et la mort est pour nous si « naturelle » qu’il aura fallu des siècles pour la remettre en question. L’idée que la mort de nos cellules puisse être programmée par l’organisme lui-même, et non résulter d’agressions externes, ne s’est imposée que très récemment, mais elle a tout changé dans nos conceptions de l’apparition de la vie, du développement, des maladies et du vieillissement. Comprendre qu’un embryon est autant dû à une destruction massive de cellules qu’à leur prolifération, ou qu’un cancer puisse être causé par l’arrêt des processus de suicide cellulaire, c’est voir le vivant sous un jour nouveau et ouvrir à la réflexion philosophique des espaces insoupçonnés.

Plus qu’un chercheur, plus qu’un médecin, Jean Claude Ameisen est un penseur et un incontestable conteur d’histoire. Ce voyage au coeur des cellules nous révèle le monde insoupçonné de nos cellules et de leur incroyable fonctionnement.

Sitôt qu’on se laisse porter par la curiosité, on dévore la sculpture du vivant et après tout, ce livre parle de nous, de ce qu’on est concrètement, c’est à dire des milliards de milliards de cellules qui interagissent dans un incroyable chaos ordonné en perpétuel changement.

Sans être un lecteur d’oeuvre scientifique, je ne me suis pas senti exclu de la lecture, bien au contraire, et La sculpture du vivant est une oeuvre passionnante qui nous offre un regard nouveau sur notre corps.

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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