Rose Royal de Nicolas Mathieu

Rose Royal suivi de La Retraite du juge Wagner (2021) de Nicolas Mathieu…

Le résumé de l’éditeur: Chaque soir après le boulot, Rose se rend au Royal, un rade comme il y en a partout, où elle boit trop et trompe sa solitude avec quelques cœurs fêlés du même genre. Parce qu’à cinquante ans passés, Rose a bien morflé. Dans sa vie, l’amour sans doute a trop compté et, de tendresses expéditives en colères interminables, a presque toujours fait mal. Alors, elle s’est juré un truc : plus jamais on ne la fera souffrir. Dans son sac à main, un révolver leste cette promesse d’un poids sans équivoque. C’était sans compter sur sa rencontre avec Luc, une nuit, au Royal…
Chronique d’une passion piégée, de l’asservissement et de la peau, Rose Royal retrace l’histoire implacable d’une femme décidée à rendre les coups. L’histoire d’un dernier amour, aussi, celui dont on ne revient pas.
Cette novella noire est ici suivie d’un texte inédit, entièrement revu par l’auteur, portrait d’un ancien magistrat abandonné par l’appareil judiciaire, dans lequel Nicolas Mathieu dépeint avec toujours autant de justesse l’affection entre un vieil homme dépassé par les années et un môme paumé dans son époque.

Je voulais découvrir Nicolas Mathieu mais n’étant pas certain que cet auteur me plaise, je suis bien content que sois sorti Rose Royal, recueil de 2 textes, petits. A minima, l’ennuie sera court.

Mon avis n’est pas définitif sur Nicolas Mathieu et je lui donnerai une autre chance de me plaire car Rose Royal ne l’a pas fait. Textes courts, trop longs ou textes longs trop courts, je n’ai pas adhérer à ce format et surtout, à la façon dont l’utilise Nicolas Mathieu. À la limite, La retraite du juge Wagner (le plus court des deux) est mieux équilibré.

Pourtant, Rose Royal explore bien la psyché humaine des gens normaux, vous et moi, et c’est pour ça qu’on s’identifie facilement aux ressentis et aux déceptions des personnages. C’est du concret. Faut dire que ce sont des passages répétés et insistants. C’est de là que viennent les longueurs.En tous cas, on est bien en empathie.

Là où Nicolas Mathieu développe des récits teintés, seulement teintés de noirs, il se sert de chutes brutales, des chutes de nouvelles qui font un peu dans l’inutile car ça fait changement de registre. À noter que les deux fins sont les même.

Déçu donc mais je compte voir ce qu’il donne sur le format long.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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