POURQUOI J’AI MANGÉ MON PÈRE DE ROY LEWIS

Pourquoi j'ai mangé mon père de Row Lewis par Livrepoche.fr

Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici« Ta saloperie de feu va vous éteindre tous, toi et ton espèce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passé les bornes, Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passé les bornes, où est-il à présent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! »
Les inventions et mésaventures d’Edouard, hominien de génie, auquel s’oppose son frère Vania, un écolo de la préhistoire, narrées avec les tics de langage de nos modernes ethnologues, ont valu à ce désopilant roman un succès immédiat.

Attention! Ovni littéraire! Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis ne correspond à rien de ce que vous connaissez! D’ailleurs, si le pléistocène n’évoque pas grand chose pour vous, ce roman peut vous éclairer.

Roy Lewis est un auteur de romans anglais, mort en 1996, et peu prolifique.

Pourquoi j’ai mangé mon père se lit avec le sourire aux lèvres tant le décalage discours / situations est cocasse. On prend un grand plaisir à suivre l’évolution (c’est le cas de le dire) de cette famille d’hominidés en route vers le progrès sous l’impulsion d’un patriarche avant gardiste.

Chaque membre de la famille incarne un stéréotype social, ce qui permet une confrontation d’idées et de comportements très intéressante, jonglant entre le drolatique, le burlesque et le philosophique. Si les faits relatés sont scientifiquement exacts, leurs mise en scène l’est moins. Les anachronismes ne manquent pas mais cela n’a pas d’importance et reste très secondaire.

Outre les aventures de ses premiers hommes des cavernes, Roy Lewis nous dresse un portrait de notre société dont les parallèles sont bluffant de similitudes. À l’époque de la première publication (1960) et toujours vrai 55 ans plus tard.

Sous des faux airs de joyeuse fable, de romans légers, Pourquoi j’ai mangé mon père a une profondeur plus dure (cf, le titre) et peut-être un regard finalement pessimiste sur nos comportements. Pour ceux qui ont peur du fond, la forme reste très légère.

Roy Lewis est l’auteur de 2 autres romans: Mr Gladstone et la demi-mondaine et La Véritable Histoire du dernier roi socialiste que j’ai très envie de découvrir!

Si vous connaissez ces 2 autres romans, je serais curieux de savoir ce que vous en pensez?

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

7 Comments
  1. Lu au collège, c’est un livre que je relirais bien, judtement pour les échos et parallèles que l’on peut faire avec notre époque. J’adore le cri de raliement !

    • Je n’avais pas eu la chance de le lire au collège! Il y a de grandes chances qu’une relecture t’apporte plus de sens. Pour le cri de ralliement, tu parles de Back to the trees bien sûr? Par ce qu’en fait, le tonton, il rallie que lui-même!

    • C’est vrai qu’il est intemporel! À la lecture on ne sent pas du tout qu’il a été écrit dans les années 1960. Il en est même étrangement moderne! En revanche, je trouve la fin pas si morale que ça et plutôt pessimiste (cf le titre du livre)!

    • Ce n’est pas tant le fait qu’il le mange, mais pourquoi il le fait. Pour éviter quoi. Et je pense que plus le temps passe, plus ce livre me parle. Je pense que je le relirais à l’occasion 🙂

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