PETIT PAYS DE GAËL FAYE

Petit Pays (2016) de Gaël Faye…

Le résumé de l’éditeur, Le Livre de PocheAvant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brutalement malmené par l’Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Un livre lumineux.

Astrid de Larminat, Le Figaro.

Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l’admiration.

Yann Perreau, Les Inrockuptibles.

Gaby n’est pas un petit Africain, c’est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune.

Maria Malagardis, Libération.

PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMAN

Voila que la curiosité me pousse vers ce roman, assez court, dont beaucoup de monde parle, Petit Pays de Gaël Faye. Et je ne me laisse pas impressionner par les dithyrambes de la 4e de couverture ni par la quantité de Prix reçus mais quand même.

Dès le début, j’ai eu un peu peur de l’intronisation du récit par la voix du personnage adulte avec le risque d’alternance de chapitres mais tel ne fut pas le cas car tout le reste du récit est presque linéaire.

Alors, pourquoi cette mise en scène inutile, très « écrite », sans intérêt sinon pour ajouter de l’intensité à l’émotion. Factice? Maladroit? manipulateur? Peu importe! Tous les autres chapitres  s’occupent de relater l’enfance du narrateur, fils métisse franco-rwandais, au Burundi, pays, je l’ignorais, où la dualité Hutu/Tutsi existe.

Petit Pays relate la genèse de l’horreur, le substrat et l’étincelle qui a déclenché l’ignominie. Ce sont des mots lourds, difficiles et pour autant, le style de Gaël Faye relate finement et avec une simplicité évidente ces moments. Il y a une certaine légèreté entre l’insouciance de l’enfance et la pesanteur de l’histoire qui passe au second plan.

J’ai aimé la poésie que Gaël Faye développe dans Petit Pays et je dois dire qu’il a trouvé le ton juste et l’équilibre entre la nostalgie et la narration des faits historiques. Des faits historiques glaçant d’ironie mais le texte n’est jamais lourd, ni larmoyant. Il y a une sorte de pudeur qui émane de ce roman et c’est tant mieux.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

6 Comments
  1. Depuis le temps que j’en entends parler de ce titre, il faudra bien que je me décide à le lire! Surtout que je l’ai dans ma bibliothèque numérique depuis quelques mois…
    J’ai vu un film il y a quelques années qui parlait du conflit Tutsi/Hutu. Un film très dur qui m’a permis de savoir ce qu’il en était.

    Bref, Petit pays en 2018? wait and see

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