On achève bien les chevaux d’Horace McCoy

On achève bien les chevaux (1935) d’Horace McCoy, traduit par Marcel Duhamel…

Le résumé de l’éditeur: Hollywood, années 1930. Alors que le pays s’enfonce dans la Grande Dépression, Robert Syberten rencontre, par hasard, Gloria Bettie au pied des studios de cinéma, où l’un et l’autre tentent en vain de décrocher un rôle. Désoeuvrés et sans argent, ils décident de s’inscrire à un marathon de danse dans l’espoir de décrocher les mille dollars de récompense promis au duo vainqueur et de se faire remarquer par un des producteurs de cinéma habitués de ces soirées. Mais ce qui devait être une simple compétition sportive prend vite des allures de lutte à mort…

Un classique ? Un polar ? On achève bien les chevaux est de ces romans, sans avoir lu le résumé au préalable, qui m’a surpris par l’univers dans lequel il nous plonge. D’autant que je ne connaissais pas ces rallyes de danse qui duraient des jours et des jours. Car c’est la situation de ce roman et cela n’a aucun rapport avec les chevaux. Ce roman d’Horace McCoy n’est pas un western.

L’auteur pose tout de suite les bases du drame et sa conclusion. Le tout est de savoir comment cela a pu en arriver là. Le huis-clos géant débute et on suit l’évolution de ce couple de danseurs ainsi que les petites intrigues de l’organisation et celles des autres concurrents.

Là, on est pas sur du polar car il n’y a pas d’enquête. C’est la vie, dans un contexte particulier mais la vie avec la diversité des gens dont on ne connait rien ou presque. Rien d’extrême, tout juste un peu plus noir si ce n’est cette fin dont on connait depuis le début la conclusion.

On achève bien les chevaux est un roman à la tension croissante et une lecture prenante avec beaucoup de rythme et beaucoup de personnalité. Il y a beaucoup de dialogues et cela donne plus de vie aux personnages.

Je retiendrais surtout l’époque qui est décrite par Horace McCoy et le côté obscur et brut des personnages. Les gens n’étaient pas aussi lisses et consensuels que je le croyais, bien au contraire.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD
8 comments to “On achève bien les chevaux d’Horace McCoy”
  1. Au delà du film signé Pollak qui adapta le roman, il existe sur le net quelques échos photos (et videos) des marathons US de la danse qui ont même frôlé la France avant d’ètre (justement) interdits.
    Quelle horreur que cette conséquence de la Grande Dépression.
    J’ai, pour le moins, été surpris par la simplicité de prose embarquée et l’effet claque dans la gueule, mine rien, qu’elle suscutte chez le lecteur.
    J’avais adoré.
    Il ya peu à lire et tant à méditer.

    • Alors j’ignorais cette histoire des marathons de la danse mais pourquoi est-ce une conséquence de la grande dépression et pourquoi tu dis que c’était une horreur ?

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