
Le point de vue de Dieu (2020) d’Antonio Paolacci et Paola Ronco, traduit par Sophie Bajard…
Le résumé de l’éditeur: Un dimanche matin d’été, dans une église du centre historique de Gênes. Alors que les fidèles reçoivent la communion, le professeur Sergio Bruzzone tombe raide mort après avoir pris l’hostie. Tout indique qu’il a été empoisonné. La victime, pas vraiment regrettée, appartenait à un club de retraités, amis de longue date et passionnés de polars, qui tous peuvent l’avoir assassiné. Tout se complique lorsque les médias conservateurs assurent qu’on tente en réalité de viser les chrétiens.
Le sous-préfet adjoint Paolo Nigra devra lutter contre les assauts d’une droite italienne hostile aux immigrés et aux homosexuels pour déjouer les pièges d’une énigme à la Agatha Christie en fouillant dans les secrets de retraités pas si tranquilles.
2e tome de la série du Sous-préfet Paolo Nigra, Le point de vue de Dieu m’a fait de l’œil dès le début. Malgré mes penchants vers des romans noirs plus durs, les personnages du 1er tome m’avaient beaucoup plu et surtout le protagoniste et son homosexualité traitée avec justesse et fraîcheur par les 2 auteurs italiens Paola Ronco et Antonio Paolacci.
On reprend les mêmes, c’est reparti pour un tour. Après un début de lecture fastidieux et un peu longue, j’ai commencé à prendre du plaisir lorsque l’histoire est devenue une sorte d’hommage au genre, hommage aux maîtres du genre, Agatha Christie en tête. C’est sympa, ludique, mais clairement pas très ambitieux du point de vue de l’intrigue.
Ce qui compte vraiment, je trouve, dans Le point de vue de Dieu, c’est la couche sociale qui nous amène dans le centre historique de Gênes et nous fait côtoyer les locaux tandis que le tourisme est une toile de fond qui fausse la ville.
C’est frais. C’est du polar mainstream dont il ne faut pas abuser, au risque d’en trouver rapidement les limites. Un bon moment de lecture donc.
