Natures mortes de Zidrou et Oriol

Natures mortes (2017) de Zidrou (scénario) et Oriol (dessin)…

Le résumé de l’éditeur : Barcelone, 1899. Tous deux peintres, Joaquín Mir et son ami Vidal Balaguer fréquentent le fameux cabaret-galerie Els Quatre Gats. Quoique criblé de dettes, Balaguer refuse de vendre le portrait qu’il a fait de Mar, son amour, disparue quelques mois plus tôt sans laisser la moindre trace… Son comportement éveille les soupçons d’un inspecteur de police, d’autant plus que le corps d’une défunte dont Balaguer avait fait le portrait s’est aussi volatilisé…

Après avoir lu les 2 one-shots La peau de l’ours de la même paire d’auteurs, Zidrou et Oriol, je souhaitais poursuivre avec une autre oeuvre. Ça tombe sur Natures mortes. Et d’entrée, c’est la proximité des thèmes avec des BD lues précédemment, Bluebells Wood et Mademoiselle Baudelaire, BD’s qui mettent en scène la figure du peintre et de sa muse. Comme quoi, il y a des fils inconscients qui relient les choses.

Pour revenir à Natures mortes, c’est d’abord les dessins d’Oriol qui m’ont enchanté. je rappelle que j’avais adoré son style dans La peau de l’ours 1 (2012) mais moins dans La peau de l’ours 2 (2020). Bizarrement, Natures mortes est une production qui se situe entre les 2 autres. Je suis étonné d’une telle évolution de style de la part d’un dessinateur. Quand vous voyez le visage de ce vieux dont j’ai mis la photo dans l’article, vous comprendrez tout de suite pourquoi j’adore.

Pour l’histoire, Zidrou concocte un drame autour des affres artistiques et humains de son peintre narrateur. J’ai beaucoup aimé cette histoire, une belle histoire d’amour qui transcende la vie elle-même. La puissance romanesque, l’évocation d’une autre époque en font un vrai bijou. Tout est bon dans Natures mortes et j’encourage tout le monde à la lire.


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