MR GWYN D’ALESSANDRO BARICCO

Mr Gwyn d'Alessandro Baricco par Livrepoche.fr

Mr Gwyn d’Alessandro Baricco…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici:

– Je crois que j’aimerais être copiste.
– Cela consiste à copier des choses, non?
– Probablement.
– Mais pas des actes notariés ou des chiffres, je vous prie.
– J’essaierai d’éviter.
– Essayez de voir si vous ne pouvez pas par exemple copier les gens.
– Oui.
– Tels qu’ils sont.
– Oui.
– Vous y arriverez très bien.

Qu’est-ce qu’un artiste? Alessandro Baricco nous invite à suivre le parcours de Mr Gwyn, entre badinage et aventures cocasses. Un roman intrigant et brillant.

J’ai eu une première phase de découverte d’Alessandro Baricco il y a quelques années avec Soie et Novecento: pianiste par exemple qui m’ont marqué et d’autres dont je ne me souviens plus comme City, Océan mer ou Châteaux de la colère.

Puis, depuis quelques temps et principalement à cause du blog, je voulais relire certains romans et de fait, découvrir des nouveaux. Surtout que je suis plus concentré dans mes lectures, ce qui me permet de mieux assimiler le livre et ses finesses. Et je remarque que les romans d’Alessandro Baricco me touchent particulièrement.

Avec Mr Gwyn, c’est une nouvelle fois, une histoire extraordinaire qui est raconté. Extra ordinaire! je ne vais pas refaire l’article sur la finesse et l’élégance du style de l’auteur mais Alessandro Baricco parvient à mettre de la lumière sur l’ordinaire et cela devient extra ordinaire.

L’émerveillement par la perfection, par la précision, par la justesse dans l’histoire comme dans la vie, probablement.

Mr Gwyn, ce n’est pas un roman flamboyant, avec de l’action, une romance débordant de sentiments, des crimes ou des grands paysages sauvages. C’est un roman qui relève de l’intime, du non-dit, du silence. Un roman à contre-courant des courants littéraires et des styles qui amènent plus de mouvements pour noyer le vide de d’une histoire.

Et pourtant, dans Mr Gwyn, la quête n’en ai pas moins grande. Je ne parle jamais trop de l’histoire d’un roman que je chronique (je ne lis plus les résumés des éditeurs que je copie-colle dans les articles) mais je peux dire que vous ne regarderez plus une ampoule de la même façon après avoir lu ce roman.

Le reproche que je fais à Maxence Fermine sur certain de ses romans, à savoir une similitude dans la structure narrative, Alessandro Baricco, qui écrit dans un univers stylistique assez proche parvient à singulariser ses oeuvres, si bien que chacune, ne ressemble à aucune autre.

Mr Gwyn est un texte sensible sans sensiblerie, le récit d’une quête personnelle, de l’accomplissement de soi, de l’accomplissement artistique absolu autour de l’écriture. Ce roman est à lire avant Trois fois dès l’aube qui, sans être une suite se révèle un prolongement.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

5 Comments
  1. Je lis ton article et m’émerveille dont tu parles à mots choisis de cet auteur et de ce roman, sans trop en dire mais assez pour éveiller l’intérêt.
    Moi ça y est j’ai enfin franchi le pas Baricco et j’en sors le coeur gonflé de ce quelque chose indicible, à peine compris qui m’a tant émue pendant ma lecture.
    J’ai Soie en livre illustré par Dautremer dans ma pal et aussi en ebook Novecento… J’ai hâte de renouer avec l’enchantement de la plume Baricco!

    • Je croyais avoir répondu à ton message! Ce devait être sur LA!
      Comme tu peux le constater, il est pas facile de décrire une lecture de Baricco. Le sentiment est tellement subtil, fin que l’on se demande ce qu’il s’est passé et pourquoi on se trouve dans une sorte de parenthèse!Je suis vraiment content qu’il t’ait plu! Tu sais qu’il a édité le roman dont il parle à la fin, Trois fois dès l’aube, comme une sorte de prolongement de Mr Gwyn.

  2. Pingback: TROIS FOIS DÈS L'AUBE D'ALESSANDRO BARICCO - Livrepoche.fr

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