MILLE FEMMES BLANCHES DE JIM FERGUS

Mille femmes blanches (1998) de Jim Fergus…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciEn 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Un roman splendide, puissant et engagé.

Jim Harrison

Cet ouvrage a reçu le prix du Premier roman étranger

Voila un autre roman qui a trainé des années dans ma bibliothèque parmi pas mal d’autres romans de ma compagne. Des années à me dire qu’il faut que je me lance dans la lecture de Mille femmes blanches. Et j’ai enfin découvert l’univers sauvage de Jim Fergus.

Beaucoup ont aimé ce roman. Ou adoré! Et je comprends pourquoi. Personnellement, je vais mettre en avant les petites réserves sur des éléments qui m’ont un peu dérangés.

Tout d’abord, ce sont les chapitres qui contextualisent l’histoire principale, des passages que je trouve pas utiles. Les détails généalogiques qui servent à donner une sorte de caution de vérité, une justification à l’exposition du coeur du récit de Mille femmes blanches, l’histoire qui nous intéresse. Heureusement, ces éléments n’apparaissent qu’au début et à la fin. Mais ils auraient aussi bien pu ne pas exister. Personnellement, ils m’ont lassé. Passons!

Mille femmes blanches est un récit prenant, original et le style de Jim Fergus colle bien à une certaine forme de poésie sauvage et au lyrisme qui habite les pages. On est quand même dans une sorte d’imagerie d’Épinal idéalisée des indiens Cheyenne. Peut-être est-ce proche de la réalité après tout.

Ce qui m’amène à l’autre point qui ne m’a pas séduit, l’angélisme de certains personnages, l’invariable droitures des caractères et des personnalités, héroïsme caricatural qui ne nous laisse aucun doute, donc peu d’empathie, peu d’immersion, peu de frissons.

Ce sont de petites choses qui me gênent à trouver ce roman de Jim Fergus très bon mais n’en reste pas moins une bonne lecture quand même.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

10 Comments
  1. C’est un titre que j’ai failli lire pour le bookclub car il avait été retenu (avec d’autres) pour je ne plus quel thème… Finalement, je m’étais orientée sur Boys don’t cry. Et malgré les avis positifs, je n’ai jamais eu envie de le reprendre. Quelque chose me freine devant cette lecture.

    • Peut-être tu es freinée parce que tu n’aimes pas les indiens? 😉
      Cela fait 10-12 ans qu’il était à porter de lecture pour moi, dans la bibliothèque, donc rien ne presse pour toi!

    • Ah non aucune réticence par rapport aux indiens. Au contraire, j’ai plutôt de la sympathie pour le peuple indien (merci aux westerns de mon enfance qui ne les montraient pas tous comme des sauvages! Et aussi quelques documentaires).

      Son moment viendra peut-être

    • Pour les indiens, tu auras compris que je plaisantais! Je te fais confiance pour trouver le bon moment pour le lire! Je l’ai très souvent pris dans les mains dans la bibliothèque avant de le reposer pour un autre! Je suis sûr que tu trouveras le bon moment!

    • Quand il sortira en poche, probablement! L’as-tu lu, Cheyenne? Je viens de capter que ton pseudo est pile dans le thème!

  2. oui, je l’ai lu! j’ai bien aimé retrouver les personnages du premier ^_^
    oui, tu vois, j’ai choisi ce pseudo, justement parce que j’aime bien les amérindiens 😉

    • Autant Cheyenne, c’est plutôt clair mais j’ignorais que Tala était aussi une référence amérindienne!

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