L’INCOLORE TSUKURU TAZAKI ET SES ANNÉES DE PÈLERINAGE DE HARUKI MURAKAMI

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage de Haruki Murakami par Livrepoche.fr

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage de Haruki Murakami…

Traduit du japonais par Hélène Morita

Le résumé de l’éditeur de poche, ici« Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. »

À Nagoya, ils étaient cinq amis, inséparables. Puis Tsukuru a gagné Tokyo. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans raison. Pendant seize ans, celui qui est devenu architecte a vécu séparé du monde. Avant de rencontrer Sara. Pour vivre cet amour, Tsukuru va entamer son pèlerinage, et confronter le passé pour comprendre ce qui a brisé le cercle.Renouant avec le réalisme onirique de ses débuts, le maître conteur de la trilogie 1Q84 tisse une fable initiatique d’une envoûtante étrangeté, à la mélancolie apaisée.

Entrer dans ce livre, c’est comme faire un rêve dont on sait d’avance qu’on se réveillera plus heureux.

Elle

J’ai bien l’impression que ce Murakami là (Haruki) est l’auteur japonais du moment. Son succès est appuyé par la réputation d’être dans la short list des Prix Nobel de Littérature. Il remporte beaucoup de prix et distinctions littéraires et est traduit dans de nombreux pays. Je me devais, curieux que je suis, de commencer à le lire. Un petit tour dans la bibliothèque de ma maman et je trouve L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage que je lui emprunte sans vergogne.

Si je ne connaissais pas Haruki Murakami, j’avais déjà quelques éléments sur son style et notamment cette particularité d’insérer des éléments fantastiques, surréalistes, inexpliqués dans ses histoires réalistes qualifié de « réalité onirique ». Le résumé est explicite sur la situation de départ mais le déroulé n’est pas ce qu’on attend habituellement en occident. C’est de la littérature japonaise, une culture différente, un regard différent. Il n’est pas question pour l’auteur de nous manipuler vers une chute renversante, un scénario machiavélique ou quoi que ce soit de ce petit jeu des enquêtes.

Il y a une sorte de simplicité qui se dégage de L’incolore Tsukuru Tazaki. Le style d’Haruki Murakami est un bonheur de lecture. Agréable, le ton introspectif du personnage principal est justement dosé et a suffisamment de distance pour ne pas entrer dans un pathos ridicule ou larmoyant. Et les pérégrinations de Tsukuru Tazaki pour dévoiler le traumatisme qu’il a subi adolescent sont nimbés de sa perception tronquée. L’indolence du personnage et son caractère consciencieux donne au roman un arrière goût d’étrangeté qui se dissipe à mesure que le voile sur son passé se découvre.

L’incolore Tsukuru Tazaki d’Haruki Murakami est une histoire originale et laisse la place à l’interprétation du lecteur qui peut y mettre ses propres ressentis, son propre vécu. J’avoue que je ne suis pas très fan des fins qui me laissent au milieu d’une respiration et de ses moments après le dernier mot lu dans lequel je me dis: « et…? »


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

2 Comments
  1. j’espère que tu apprécieras l’écriture de l’auteur. Il est un peu particulier, son univers mêle l’étrange, l’onirique, au quotidien. C’est souvent sur le rythme d’une ballade qu’il nous entraine. Moi j’adore !

    • Je viens de voir que je n’avais pas répondu à ton commentaire. Pardon…
      J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et à découvrir l’univers de Murakami même si la fin me laisse sur ma faim (je suis victime de mes attentes occidentales). Mais ce fut une belle ballade!

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