LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES DE MICHEL HOUELLEBECQ

Les particules élémentaires (1998) de Michel Houellebecq…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciLes particules élémentaires Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d’aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquillisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde. Bruno, de son côté, s’acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au « Lieu du Changement », camping post-soixante-huitard tendance New Age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur. Par leur parcours familial et sentimental chaotique, les deux demi-frères illustrent de manière exemplaire la société d’aujourd’hui et la quête complexe de l’amour vrai.

Quelques 2 semaines après la lecture de Les particules élémentaires de Michel Houellebecq, le mot qui me vient en tête est masturbation.

Masturbation car il en est beaucoup question dans ce roman. Et si c’est une pratique sexuelle, elle est ici utilisée plutôt comme symbole de l’isolement des personnages et leur degrés d’interactions avec leur semblable que de son côté possiblement sensuel ou pornographique. Nullement érotique donc, Michel Houellebecq est plutôt dans une sorte de peinture pathétique. C’est triste.

Il en va de la masturbation comme si c’était une métaphore sexuelle de la situation sociale. À l’opposé, le travail, illustré par le 2e personnage principal, répond à la même interrogation. Qu’est-ce qui nous situe par rapport à nos concitoyens?

Les particules élémentaires est le 2e romans de Michel Houellebecq et il démontre toujours, comme dans Extension du domaine de la lutte, un grand intérêt au dénigrement.

Dans Les particules élémentaires, la masturbation est aussi intellectuelle avec de nombreux passages scientifiques, s’ils ne sont pas indigeste, sont peu intéressants, comme tout le roman d’ailleurs. Il se dégage de ce roman un manque de liaison, de liant dont le flou de l’histoire s’associe à des propos fleurant parfois le racisme et la misogynie. Michel Houellebecq comme il semble être connu.

L’univers glauque de Michel Houellebecq ne me dérange pas forcement, ce serait même plutôt l’inverse mais le ton qu’il utilise, sa morve ne me séduit pas. Dans un genre équivalent, Bret Easton Ellis est bien mieux! Les particules élémentaires n’est pas un roman flamboyant et il se permet en plus de partir complètement en live sur la fin, assez pour en rajouter au sentiment de flou sur les intentions de l’auteur!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

3 Comments
  1. Je ne m’attendais pas du tout à ça lorsque j’ai cliqué sur le lien de ton article! Globalement ton avis ne m’attire pas vers le livre: le tout semble partir d’une bonne idée, mais apparemment ça reste un peu brouillon, incomplet et désordonné -un désordre non réfléchi si je comprends bien.
    Merci pour ton avis, je note de côté Bret Easton Ellis 😉

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