EXTENSION DU DOMAINE DE LA LUTTE DE MICHEL HOUELLEBECQ

Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq par Livrepoche.fr

Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciExtension du domaine de la lutte Voici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

C’est sûr, Houellebecq n’est pas l’auteur le plus populaire qui soit! Provocateur, c’est certain, il passe suffisamment dans les média pour ne pas le voir en arrière plan de ses romans.

Et pour Extension du domaine de la lutte, il m’a été difficile de ne pas voir sa mise négligée derrière son personnage principal, encore plus difficile de ne pas entendre sa voix dans celle de cet informaticien indéfini, misanthrope, cynique (certains disent lucide).

Sur la forme, ce court roman s’équilibre assez mal entre la narration et l’analyse (l’argumentaire ou l’exposé ou la démonstration ou le plaidoyer). Michel Houellebecq, à vouloir trop appuyer son idée nous donne trop de développement de cet idée ou trop peu de narration, d’habillage romanesque. J’y ai trop senti l’envie de l’auteur de me transmettre son message à charge contre la société. Le ait que ce soit son premier roman peut en être une explication!

Sur le fond Houellebecq ne m’a pas déçu (ça veut dire que j’avais des attentes et je n’aime pas avoir des attentes). Le ton est critique, corrosif, désenchanté, légèrement dédaigneux de ne pas être à son niveau de clairvoyance, à son niveau de mépris de ses congénères.

Mais Houellebecq cherche à faire correspondre son idée avec son style et à mon sens il y parvient. C’est un peu forcé, un peu lourd, très explicite mais réussi. Il craque un peu sur la fin en se laissant emporter par une certaine forme de lyrisme « romantique » mais cela m’a permis de mieux apprécier Extension du domaine de la lutte. Et il le dit lui-même p42: nous sommes loin des Hauts de Hurlevent.


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