LES INNOCENTS DE SIMENON

Les Innocents (1972) de Simenon…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciMême la giboulée de mars qui tombait depuis une heure était savoureuse, car elle donnait à l’atelier une couleur plus intime. On retrouvait les toits de Paris que la pluie laquait d’un noir bleuâtre et le ciel était d’un gris qui gardait une certaine luminosité.

Simenon est devenu pour moi un auteur refuge. Je m’y lance en confiance car je sais que son style est d’une justesse très très rare. Les Innocents, c’est un roman court mais qui pourtant, contient tout ce qu’il faut. Il ne manque rien, tout se tient, rien n’est superflu. Un style impeccable.

Je sais que je me répète avec Simenon mais il faut le dire, ses oeuvres ne vieillissent pas. J’ignore si cela était volontaire de sa part ou non mais il n’utilise que peu de fois des éléments amenés à être dépassé. Il va à l’essentiel. c’est tout juste si j’ai l’impression de comportements surannés.

Il ne faut donc pas se fier à la longueur de Les Innocents, d’autres auteurs avec les même éléments feraient un roman plus long.

Dans ce roman, Simenon nous livre une histoire forte, d’hommes et de femmes, une histoire d’amour. Les faux semblants, les mensonges, le quotidien fond une oeuvre romanesque très juste, sans exagération. En cela, Simenon parvient à faire du réalisme mêlé à un romanesque efficace.

Je ne me suis pas encore laissé tenté par la série des Maigret mais cela commence à me tenter! Et vous, avez vous lu un Maigret? Ou un « roman dur » de Simenon?


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

3 Comments
  1. C’est ce que j’aime chez Simenon, des romans courts qui proposent tout de même des histoires abouties et c’est reposant. Refuge, c’est un bon mot, oui.
    L’été approche, l’occasion de me replonger dans Simenon peut-être???

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