LE VIEIL HOMME ET LA MER DE ERNEST HEMINGWAY

Le vieil homme et la mer de Ernest Hemingway par Livrepoche.fr

Le vieil homme et la mer de Ernest Hemingway…

Même époque, même pays! Et pourtant si différent. Très récemment, j’ai lu Sur la route de Jack Kerouac et je constate (avec surprise) que Le vieil homme et la mer est de la même période. Et c’est étonnant ce que le style de chaque auteur est palpable, surtout en comparant des lectures aussi proches et des auteurs cultissimes comme Hemingway et Kerouac.

Le résumé de l’éditeur de poche, iciÀ Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un énorme espadon mord à l’hameçon…
Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

Ernest Hemingway n’est pas un auteur dont je connais les livres (je devais trouver de bonnes excuses ou de bons résumés pour éviter de lire pendant ma scolarité). Pourtant, je me souviens avoir lu Le vieil homme et la mer et je n’en garde aucun souvenir. J’ai une mémoire sélective. Pourtant, c’est la classique ultime. Donner mon avis, mon ressenti sur ce roman sans être écraser par la réputation de Ernest Hemingway, son prix Nobel, ne va pas être facile. S’extraire du culte et jauger le texte, les mots, l’histoire… Je vais essayer…

Le premier sentiment qui me vient à la fin de cette lecture est que la plume de Ernest Hemingway fait montre d’une sensibilité et d’une finesse assez rare. Ce court roman, avec une économie de mots, une économie de personnages, une économie d’action dévoile, au fur et à mesure, une richesse émotionnelle et une intensité sous jacente.

Le vieil homme et la mer, ce livre de la solitude est empli de caractère, le caractère de son personnage principal, un vieux pêcheur cubain dont l’humanisme et l’abnégation à la tâche force le respect. Lancé quotidiennement à l’assaut de son destin, Santiago, le pêcheur, est l’être primordial, courageux, celui qui avance sans ciller, contre vents et marées. Il est le parangon du laborieux, de l’être simple, de l’être bon, celui qui est en symbiose avec le monde, avec son environnement.

Le vieil homme et la mer est le dernier ouvrage publié de Ernest Hemingway (est-celui qui lui vaut le Prix Nobel de Littérature 1954?). J’hésite à penser que ce roman est un peu simpliste, facile pour un auteur confirmé comme Ernest Hemingway. Mais la simplicité est la moins évidente à faire parfaitement. Ce huis-clos vertigineux, grandiose d’un homme seul, face à lui-même, est tout, sauf aisé. Épurer son texte tout en maintenant la tension de la ligne, conserver cette émotion brute, et faire monter le suspense avec toute l’empathie que l’on peut donner à Santiago est quand même le signe d’un auteur talentueux.

Mais tout en préférant ce style de roman, mon admiration littéraire a tendance à pencher vers un texte comme Sur la route de Jack Kerouac qui est la combinaison d’un ensemble d’éléments, plus jamais réunissable à nouveau (sinon à faire une copie) et en cela, c’est l’écrivain « artiste »que l’on voit, dans toute sa folie, sa grandeur. Chez Hemingway, le talent est dans ce qui reste après la lecture, un sentiment, une émotion, un sourire, une larme, de la joie…

Après relecture de cette chronique, je dois admettre que je me suis un peu fait écraser par le mythe Hemingway. Dans ces cas là, je me demande comment aurais-je interprété ce roman s’il s’agissait d’un auteur inconnu ? Et vous ?

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

6 Comments
  1. Du coup, tu me donnes envie de lire Kerouac ! 😀
    J’ai lu aussi Le vieil homme et la mer il n’y a pas si longtemps. Voici mon billet : https://synchroniciteetserendipite.wordpress.com/2015/11/28/le-vieil-homme-et-la-mer-ernest-hemingway/
    C’est un livre très déstabilisant en effet, très simple en apparence, mais s’il n’était « le grand Hemingway », je ne sais pas si on attacherait autant d’importance… Je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu.

    • Salut Moglug,
      Pour kerouac, je te conseille une édition récente avec le texte tel qu’il a été écrit à l’origine, ce qu’il appelle « Le rouleau original ». C’est à mon sens une vraie oeuvre.
      Pour Hemingway, j’ai lu ton billet et mis à part l’impatiente de partir en mer, j’ai ressenti les même chose ! As-tu lu d’autres romans d’Hemingway ?

    • De Hemingway, j’ai un peu honte, mais non, je me remets petit à petit à lire des auteurs classiques! J’en ai dans ma Pal, en attente!

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