LA FASCINATION DU PIRE DE FLORIAN ZELLER

La fascination du pire de Florian Zeller par Livrepoche.fr

La fascination du pire de Florian Zeller…

Le résumé de l’éditeur, ici«Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l’est pas non plus.» Tel est l’avertissement de ce roman aux inquiétants parfums d’Orient, où la violence du monde d’aujourd’hui croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs littéraires d’autrefois.

Avec La fascination du pire , Florian Zeller réussit au moins, là où il le voulait, c’est à dire créer une polémique, une indignation, faire réagir. S’attendait-il à être si critiqué? Ce roman est-il incompris ou trop bien compris? Et le fait de se poser la question, c’est déjà lui donner un crédit, celui qu’il n’est pas une oeuvre romanesque (ou non) si évidente à cerner.

3e roman de ce jeune auteur, on ne peut pas mettre sur le compte de l’inexpérience les faiblesses du roman ni lui enlever une certaine forme de courage.

La fascination du pire (2004) s’attaque à un sujet hautement polémique et toujours d’actualité malheureusement, la perception du monde musulman par l’occident des beaux quartiers. Coup littéraire post 11 septembre 2001 ou besoin viscéral de Florian Zeller de s’exprimer sur le sujet, le résultat est flou, donc sujet à interprétations. les intentions sont masqués par des banalités, des évidences, des caricatures, des références littéraires, une mise en abîme doublement trompeuse et le tout dans un récit sans fard, plutôt glauque, sans charme.

À mon goût, je trouve que Florian Zeller tombe dans une certaine facilité, celle d’un auteur prodige (j’entends par là « qui a une aisance à l’écriture ») qui ne force pas son talent pour ajouter de la finesse (stylistique, idéologique, structurelle ou narrative) à son roman. Je dis ça sans la perspective de ses autres romans que je n’ai pas lu! Je me demande du coup quel impressions laissent-ils?

Malgré ces platitudes, La fascination du pire reste toujours d’actualité est c’est peut-être ce qui est le plus à craindre, que les mentalités ne changent que pour empirer.

Et ne peut-on concéder à Florian Zeller une certaine forme de regard prophétique au regard d’une actualité récente? Je vous laisse juge!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

2 Comments
  1. Au vu de ce que tu en dis, pas plus tentée que ça .. je n’ai lu que le premier roman de Zeller et à l’époque je l’avais trouvé plutôt sympa, mais pas au point de lire toute sa production.

    • Pardon pour cette réponse tardive Elea. Effectivement, c’est un roman hautement dispensable! Je ne me sens pas trop le besoin d’aller lire sa bibliographie! Quel est son premier roman déjà?

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