La Cité des Jarres d’Arnaldur Indridason

La Cité des Jarres (2000) d’Arnaldur Indridason, traduit par Éric Boury, Prix Clé de verre du roman noir scandinave 2002, Prix Mystère de la critique 2006, Prix Coeur noir 2006…

Le résumé de l’éditeur de poche: Un nouveau cadavre est retrouvé à Reyk-javik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un «truc bête et méchant» qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la «cité des Jarres», une abominable collection de bocaux renfermant des organes…

Première rencontre avec Arnaldur Indridason, un auteur islandais déjà réputé dans son domaine, le polar/thriller nordique. Comme tous ses pairs, il est entré dans une routine (probablement très confortable) de série d’enquêtes ayant pour fil conducteur, un flic. La Cité des Jarres est un peu le premier tome de la série du l’inspecteur Erlendur. Je dis un peu car il y a 2 tomes avant mais ils ont du être désavoués, au moins par l’éditeur français.

Je vais pas vous mentir, question ambiance, j’ai été un peu déçu. Pas si glacial, pas si immersif, pas si noir que je l’aurais souhaité, attendu. Je n’ai pas vu l’Islande à cause d’un style un peu trop neutre, toujours dans les clous du polar, à l’internationale. Une narration allant à l’essentiel mais perdant un peu d’identité. Arnaldur Indridason ne cherche pas non plus à nous manipuler émotionnellement. Il nous fait grâce de gros retournement de situations, de surprises en cascade. La Cité des Jarres se déroule, sans temps mort mais sans monter en pression. Une vitesse de croisière pour des révélations sans excès. Jusqu’au bout. Mais c’est pas désagréable. Le roman est bien mené. La lecture est confortable. Et pour autant, au regard de l’histoire, La Cité des Jarres est très noirs.

Prise par une autre bout, cette histoire aurait pu être aussi intéressante quant au thème abordé, par sa réflexion imbriquée dans l’enquête. Je ne vous dis pas quel thème bien sûr. 

Je lirais quelques suites, c’est certain car j’ai l’impression que La Cité des Jarres n’est pas le titre qui revient le plus souvent dans les conseils pour Arnaldur Indridason. Peut-être avez-vous des propositions à me souffler? Je vous remercie par avance.


Les enquêtes du Commissaire Erlendur Sveinsson

#1 Les fils de la poussière

#2 Les roses de la nuit

#3 La cité des jarres

#4 La femme en vert

#5 La voix

#6 L’homme du lac

#7 Hiver arctique

#8 Hypothermie

#9 La rivière noire

#10 La muraille de lave

#11 Étranges rivages

#12 Le duel

#13 Les nuits de Reykjavik

#14 Le lagon noir


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

4 comments to “La Cité des Jarres d’Arnaldur Indridason”
  1. A lire ta chronique, j’ai l’impression que le suivant est plus typé et que tu y retrouverais davantage ce qu’on peut attendre (si je puis dire) d’un polar nordique.
    Cependant, je pense que je lirai quand même celui-ci à l’occasion.

  2. perso j’ai préféré la femme en vert et la voix que j’ai lu avant. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu plus de mal avec celui ci car je n’ai pas retrouver l’ambiance qui m’avait plu dans ceux que j’ai citer plus haut.

    • J’ai bien l’impression que question ambiance, ça progresse. Les 2 titres dont tu parles sont les 2 suivants de la compilation que j’ai. Je ne devrais pas tarder d’en lire un.

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