L’Oustau dou drole, une enfance arlésienne de Jean-Marie Londez

L’Oustau dou drole, une enfance arlésienne 1946-1956 (2012) de Jean-Marie Londez…

Le résumé de l’éditeur: Le récit de mon enfance à Arles, dans l’ancienne maison sur la place de la major au milieu des ruines de la guerre. Les années cinquante, le militantisme de mes parents communistes, les vacances avec mes oncles forains, ma grand-mère, les bandes de minots, les cabanes dans les remparts, les écoles, les arènes lieu totémique de notre monde d’enfants, mes grands-pères, les mythes camarguais, les restructurations et notre départ de la place pour le quartier neuf des Alyscamps en 1956.

Voila un petit récit, peu diffusé, chaleureusement prête par ma mère, que je ne pouvais pas ne pas lire car s’ilmi parle d’un époque que je n’ai pas connu, le lieu, lui m’est beaucoup plus familier. L’Ousteau dou drole se passe à Arles, à une centaine de mètres ou vivait ma défunte grand-mère. Jean-Marie Londez, en évoquant son enfance a aussi réveillé pas mal des miens.

Au tout début, c’est plutôt l’aspect historique qui m’a interpellé car je me suis rendu compte que j’ignorais à quel point ma ville de naissance fût touchée par les bombardement pendant la Guerre, pas les bombardements allemands mais ceux américains tout d’abord puis anglais afin de détruire un pont stratégique. Ce que raconte Jean-Marie Londez, c’est surtout la reconstruction qui sont autant de lieux de jeux en moins pour tous les gamins de la ville. C’est cette vie increvable des enfants, toute en profonde légèreté. L’auteur nous amène, avec une langue fleurie et joyeuse, entres les décombres, dans la maison de son enfance, toute en hauteur, une pièce par étage (comme celle de ma grand-mère). Et avec ses bandes de quartier, la ville qui renait du chaos.

Je ne sais à quel points L’Ousteau dou drole peut parler à d’autres lecteurs mais il me semble que ce langage, tout en légèreté et en recul à de quoi plaire au plus curieux, au nostalgique de cette époque où les gamins se retrouvaient innocemment dans les rues sans le chaperonnage paranoïaque des parents.


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