Groenland Vertigo d’Hervé Tanquerelle

Groenland Vertigo (2017) d’Hervé Tanquerelle (scénario et dessins), Isabelle Merlet (couleurs), Traduit par Camilla Michel-Paludan, Volker Zimmermann…

Le résumé de l’éditeur: Invité à participer à une expédition danoise au Nord-Est du Groenland, Georges Benoît-Jean, dessinateur maladroit et angoissé, va devoir s’adapter aux situations les plus rocambolesques. Attention, le vertigo arctique n’est jamais bien loin !
Une comédie d’aventure inspirée de faits réels qui rappelle autant la fantaisie des Racontars de Jørn Riel que l’intemporalité de Hergé.

Après la lecture des 2 premiers tomes de Le Dernier Atlas, je voulais me faire un avis plus complet sur Hervé Tanquerelle. Igor, (libraire BD d’Actes Sud Arles) me conseille Groenland Vertigo. Si je ne connais pas Racontars dans laquelle Gwen De Bonneval et Hervé Tanquerelle s’inspirent de Jørn Riel, il me semble qu’une BD doit se suffire à elle-même et cette fiction autobiographique a de quoi donner à réfléchir.

La mise en abîme d’abord et les mésaventures du personnage principal nous laisse penser qu’il y a du vrai dans les anecdotes que choisi de raconter Hervé Tanquerelle. Dans le cas où j’ignore ce qui relève de l’Histoire et ce qui est du romanesque, je place tout dans la fiction. Groenland Vertigo semble manquer d’unité, tant le récit fait l’effet dune succession de pastilles, dont le liant manque de force et les transitions sont assez grossières.

Les personnages, à la Hergé, m’ont empêché d’être plus en phase avec les planches d’Hervé Tanquerelle d’autant que je trouve qu’il y a un gros décalage avec le fond et les paysages semblent avoir un autre traitement. La planche que je mets en photo est tout simplement sublime. Mais rare.

Ce genre de BD, n’est clairement pas ma came. Peut-être les tintinnophiles apprécieront l’hommage qu’on trouve dans les typos et mise en page.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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