Helstrid de Christian Léourier

Helstrid (2019) de Christian Léourier, Grand Prix de l’Imaginaire 2020…

Le résumé de l’éditeur: Certains mondes ne sont pas faits pour l’humanité : Helstrid est de ceux-là. Des températures de -150 °C ; des vents de 200 km/h ; une atmosphère toxique. Pourtant, la Compagnie tient à exploiter ses énormes ressources en minerai, appâtant les volontaires à l’exil à grand renfort de gains conséquents. Des hommes et des femmes à l’image de Vic, qui supervise le travail de prospection et d’exploitation des machines. Un job comme un autre, finalement, et qui vaut toujours mieux que d’affronter son passé laissé sur Terre… Jusqu’à ce que le porion soit contraint d’accompagner un convoi chargé de ravitailler un avant-poste à plusieurs centaines de kilomètres de la base principale. Un trajet dangereux, mais les IA sont là pour veiller à la bonne marche des véhicules suréquipés et à la protection du seul humain embarqué. Dans pareilles conditions, tout ne peut que se passer au mieux…

Voila une première immersion dans l’univers SF de Christian Léourier et c’est par le biais d’une novella (j’ai vraiment pas ce terme qui désigne un court roman) que je le fais. Helstrid, Le nom d’une planète plutôt inhospitalière mais dont les ressources ont beaucoup de valeur. Mais le contexte est-il important pour parler de cette histoire?

Je ne pense pas que Christian Léourier ait voulu surpasser les maitres du genre, world builder, qui construisent des univers tome après tome. En 120 pages, la novella ressemble à la nouvelle en ce sens, qu’il doit y avoir une forme d’unité. Et Helstrid réussit (presque) un très jolie coup si ce n’était cette fin/chute un peu en dessous.

J’ai lu ci et là que certains lecteurs regrettaient aussi un manque de justifications d’évènements naturels ou non qui surviennent dans Helstrid. C’est pas faux mais je ne m’étais pas fait la réflexion car le voyage m’a plu. Et je dis voyage car le personnage principal doit effectuer une liaison primordiale entre 2 points de la planète. Christian Léourier, avec un langage idoine, parfois très technique, m’a rapidement immergé dans son univers glaçant. Que demander de plus?

En quelque sorte, Helstrid s’avère une très bonne intronisation à la SF pour les néophytes mais ne satisfera pas forcement les adeptes du genre.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

N'ayez pas peur de commenter