DANS UN MOIS DANS UN AN DE FRANÇOISE SAGAN

Dans un mois dans un an (1957) de Françoise Sagan…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciLes Maligrasse, éditeurs parisiens, reçoivent beaucoup à Saint-Germain-des-Prés. Alain, le maître de maison, aime en secret une comédienne en quête de gloire. Bernard, romancier velléitaire, tente en vain de séduire une fille insaisissable. Le jeune Édouard, conquérant provincial et désarmé, perd son amour aussitôt qu’entrevu. Et tous, dans l’ivresse des plaisirs mondains, de poursuivre des rêves illusoires tout en faisant le malheur de leurs proches.
L’oeuvre de Françoise Sagan est légère, nonchalante, cruelle. On joue, on ment, on s’ennuie, on souffre. Un jour, dans un mois ou dans un an, ses personnages auront cessé d’aimer. Et ils seront à nouveau seuls. Oubliées l’amertume et la tristesse, ils repartiront à la chasse au bonheur.

À la lecture de Dans un mois dans un an, j’ai ressenti les même chose qu’avec le roman lu précédemment de Françoise Sagan, Un certain sourire. J’y ai retrouvé le style léger, fluide et agréable de l’auteur. C’est déjà un bon point.

Dans un mois dans un an, c’est une histoire de moeurs, de couples qui se côtoient, qui s’accommodent de leurs désirs fuyant, sommes toute, rien de très original. Ce qui est notable cependant, c’est peut-être les personnages féminins qui apportent une dimension, une épaisseur, un intérêt et c’est au regard de l’époque que ce roman (et d’autres Françoise Sagan, je suppose) révèle toute sa force.

Vous remarquerez que je prends des pincettes car n’étant pas de cette génération, de cette époque, il m’est difficile d’être affirmatif sur les différences entre les femmes du roman et celles de l’époque, d’autant que l’histoire de Dans un mois dans un an met en scène des personnages parisiens, bourgeois, nantis et baignant dans la culture. Un microcosme en soi! Et pourtant, « ordinaire » est le mot qui me vient en tête. Histoires de relations ordinaires!

Je ne cache pas une certaine ressemblance avec Un certain sourire et j’ai l’impression que c’est un peu la marque de Françoise Sagan, d’implanter ses histoires dans un milieu socio professionnels qu’elle connait, qu’elle maitrise.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

4 Comments
  1. Je pense que c’est toujours plus simple (et sans vouloir dénigrer le talent de Sagan) d’écrire sur un milieu qu’on connait bien. Mais c’est justement ce qui fait que j’ai du mal à la lire…

    • Tout à fait d’accord avec toi, My! L’intéressant dans ces cas là, c’est la photographie d’un milieu à un moment donné! Mais comme tu dis ça nécessite moins de talent! Je suis surpris que tu es du mal à la lire car ses romans son court et d’un style agréable! C’est le fond qui ne te plait pas?

    • J’aime bien le style de Sagan mais je crois qu’il ne faut pas trop que j’en lise, ça risque de me lasser!

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